Duo 3: Orchestres interculturels. Leur fonctionnement: histoire, pratique, etc.

Le samedi 9 janvier 2010, de 9h00 à 9h45

Avec Moshe Denburg (Vancouver) et Joël Bons (Pays-Bas)

(Les notes ci-dessous sont celles de Moshe Denburg)

Moshe Denburg du Vancouver Inter-Cultural Orchestra (VICO) et Joël Bons de l’Atlas Ensemble d’Amsterdam ont raconté leurs expériences dans la mise sur pied d’un orchestre interculturel et les enjeux que représente une telle aventure. On a montré de courtes vidéos descriptives, dont une pièce de Moshe Denburg en concert avec le VICO et plusieurs extraits de Joël illustrant l’utilisation et le rôle de plusieurs instruments non occidentaux, tels qu’expliqués par de grands maîtres.

Moshe a parlé de l’histoire du VICO et de sa motivation de former un orchestre interculturel. Il a souligné l’aspect personnel de «dépasser sa propre ignorance et ses préjugés» comme motivateur, ainsi que la vision artistique consistant à élargir exponentiellement la palette sonore qui s’offre au compositeur. Il a aussi parlé de l’un des principaux enjeux du travail interculturel: réunir des musiciens à la formation orale et d’autres à la formation écrite. On peut trouver des solutions en enseignant l’improvisation aux musiciens qui lisent la musique et en enseignant la lecture musicale aux improvisateurs. Diverses techniques peuvent servir.

Joël a souligné «l’apprentissage mutuel» au cœur d’un projet interculturel. Il a parlé des différences entre Vancouver et Amsterdam; Vancouver compte un grand bassin de musiciens non occidentaux, alors qu’Amsterdam en a un petit, conséquemment, l’Atlas Ensemble a dû chercher des musiciens non occidentaux de par le monde et les amener à Amsterdam pour réaliser divers projets.

Une vive période de questions a suivi. Elle portait essentiellement sur l’importance de l’improvisation comme outil pour rapprocher les pratiques de cultures différentes.