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An-Laurence Higgins (2020 à present)

Il me fait gran­de­ment plai­sir de m’im­pli­quer au sein du conseil d’ad­mi­nis­tra­tion du Réseau cana­dien pour les musiques nou­velles à titre de repré­sen­tante du Qué­bec. Je suis très heu­reuse de pou­voir contri­buer au fonc­tion­ne­ment d’un orga­nisme qui oeuvre à ras­sem­bler des artistes des musiques nou­velles à tra­vers le pays mal­gré l’im­mense dis­tance qui nous sépare. J’ad­mire le tra­vail du RCMN visant  à offrir une pla­te­forme aux artistes, notam­ment lors des Forums, à encou­ra­ger l’é­clo­sion de la relève (ConneXions) et à abor­der des enjeux impor­tants et trop long­temps igno­rés dans notre milieu lors de la série de webi­naires Conver­sa­tions – Décolonisation.

An-Lau­rence est une artiste et gui­ta­riste vivant à Mont­réal et œuvrant en musique nou­velle et arts mul­ti­mé­dia, qui adresse les enjeux d’i­den­ti­té et rela­tions transnationales.

Friande des per­for­mances éclec­tiques, An-Lau­rence n’hésite jamais à inter­pré­ter des oeuvres d’improvisation/comprovisation tis­sant la musique avec l’art per­for­mance, l’art visuel et vidéo, la poé­sie et autres médiums. Ses pro­jets récents incluent la créa­tion de la per­for­mance inter­ac­tive Appro­chez, je vous racon­te­rai ce que j’ai oublié (repor­tée en 2021 à cause de la covid-19) et la pro­duc­tion indé­pen­dante du concert de créa­tions Émer­gences (f.pl.) à Mont­réal et Toron­to. Sui­vant ses études en arts et tech­no­lo­gie, An-Lau­rence crée des oeuvres  média­tiques et de per­for­mance ques­tion­nant notam­ment sa rela­tion au monde en tant que per­sonne adop­tée à l’international. Les rap­ports humains et la col­la­bo­ra­tion sont les deux moteurs de sa créa­ti­vi­té autant en musique qu’en arts multimédia.

Robert Thomson (BC) (2020 – aujourd’hui)

J’ai eu la chance d’as­sis­ter et de contri­buer à une conver­sa­tion sur le déve­lop­pe­ment durable orga­ni­sé par le RCNM en 2019. J’ai res­sen­ti un lien avec les valeurs de l’or­ga­nisme et un enthou­siasme par le dia­logue et les connais­sances échan­gées. Le RCMN pro­pose des évé­ne­ments inno­vants et pas­sion­nants qui enri­chissent notre com­mu­nau­té musi­cale. Je suis hono­ré d’a­voir été invi­té à me joindre au conseil d’ad­mi­nis­tra­tion et je suis ravi de contri­buer et d’apprendre.

Robert Thom­son est musi­cien, com­mis­saire en musique et inter­prète d’as­cen­dance haï­da, tsim­shian et métisse euro­péenne. Il mène le groupe et pro­jet soul-pop Sis­ter Says, il est un pro­duc­teur artis­tique chez Full Circle : First Nations Per­for­mance et com­mis­saire en musique pour le Tal­king Stick Fes­ti­val et la série de concerts Múyunts­tut ta Slú­lum. En 2019, Robert a reçu le prix « Emer­ging Per­for­ming Arts Lea­der » décer­né par l’As­so­cia­tion cana­dienne des arts de la scène.

En dehors de Full Circle et Sis­ter Says, Robert est actuel­le­ment le bas­siste élec­trique dans les pro­jets SOLA, Logan et Nathan, un sound desi­gner / per­for­mer / live loo­per dans la musique expé­ri­men­tale Morag, You’re a Long Time Deid (2020), et fait par­tie de l’é­quipe artis­tique Indi­gi­fest (2019) et co-com­mis­saire du concert Giving Voice (2017).

Müge Büyükçelen

Je suis très heu­reuse et hono­rée de sié­ger au conseil d’administration du RCMN. En tant qu’interprète active et porte-parole enthou­siaste de la musique contem­po­raine et plus par­ti­cu­liè­re­ment de la musique contem­po­raine cana­dienne, je suis consciente de l’importance du réseau­tage et de la com­mu­ni­ca­tion avec des com­mu­nau­tés plus larges. J’es­père pou­voir par­ta­ger mon enthou­siasme et ma joie de tra­vailler avec des com­po­si­teurs et des inter­prètes dans la créa­tion de nou­velles œuvres. J’es­père mettre mon expé­rience sur le ter­rain à l’œuvre pour pro­mou­voir la nou­velle musique canadienne.

Müge Büyük­çe­len est une vio­lo­niste pas­sion­née connue pour sa poly­va­lence dans plu­sieurs genres. Ses récentes per­for­mances incluent : la pre­mière d’un concer­to pour vio­lon de Jared Mil­ler dédié à Müge, le concer­to pour vio­lon de Bee­tho­ven, une tour­née de concerts en Aus­tra­lie et en Nou­velle-Zélande, des inter­pré­ta­tions de nou­velles œuvres de Jen­ni­fer But­ler, Paul Freh­ner, ain­si que divers concerts avec Emi­ly Carr String Quartet.

Elle est actuel­le­ment membre du Vic­to­ria Sym­pho­ny, du qua­tuor Emi­ly Carr et de l’Aventa Ensemble, et elle est éga­le­ment pro­fes­seure de vio­lon au Conser­va­toire de musique de Vic­to­ria. Müge a été soliste en vedette avec de nom­breux orchestres du monde entier. En 2009, elle a créé « Archimedes’s Codex », une œuvre cana­dienne que le com­po­si­teur Michael Oes­terle lui a dédiée. Elle est titu­laire d’une maî­trise en inter­pré­ta­tion musi­cale de l’U­ni­ver­si­té de Bilkent, située à Anka­ra (Tur­quie), d’un diplôme d’en­sei­gne­ment du Conser­va­toire de musique de Vic­to­ria et a été assis­tante d’en­sei­gne­ment au Conser­va­toire natio­nal de Toulouse.

Julie Richard (QC) (2019 – aujourd’hui)

En tant que membre issue du milieu fran­co­phone Qué­bé­cois,  il est de plus que per­ti­nent pour moi d’ouvrir mes hori­zons à des ini­tia­tives plus glo­bale dont les por­tées et man­dats sont tout aus­si inno­vantes que l’objet qu’elles sup­portent. C’est donc emplie d’impatience et de curio­si­té que je me joins aujourd’hui en tant que nou­velle membre du RCMN. 

Musi­cienne, com­po­si­trice et tra­vailleuse cultu­relle enga­gée, Julie Richard est acti­ve­ment impli­quée dans les scènes artis­tiques et musi­cales mont­réa­laises depuis près de 20 ans. Trois fois diplô­mée en musique clas­sique, elle est éga­le­ment ver­sée dans l’interprétation vocale, le jazz, la pop, les musiques expé­ri­men­tales ain­si que les musiques afri­caines, tsi­ganes, juives  et créoles. 

Ayant pris part à de nom­breuses tour­nées à tra­vers le Cana­da et les États-Unis, elle a par­ti­ci­pé au fes­ti­val SXSW et per­for­mé inter­na­tio­na­le­ment en Europe de l’Est, en France et en Colom­bie. Paral­lè­le­ment à sa pra­tique musi­cale, le che­mi­ne­ment inter­dis­ci­pli­naire de Julie l’a ame­née à tra­vailler dans les domaines de la ges­tion artis­tique, de la psy­cho­lo­gie d’intervention ain­si qu’en recherche et ani­ma­tion cultu­relle. Elle est aus­si connue pour son impli­ca­tion dans la pro­gram­ma­tion des fes­ti­val Lux Magna et du fes­ti­val Suo­ni per il Popolo.

Son plus récent pro­jet Black Ark Orches­tra la pousse à tra­vailler à par­tir de frag­ments de com­po­si­tions musi­cales créées par des musi­ciennes et com­po­si­trices noires ayant évo­lué majo­ri­tai­re­ment aux États-Unis, dans les années 1920.Le pro­jet Black Ark  a pour objec­tif de réha­bi­li­ter ces œuvres mar­gi­na­li­sées de la musique clas­sique pro­duites par des femmes afri­caine-amé­ri­caines. Il s’agit de retrou­ver, de réac­tua­li­ser et de reva­lo­ri­ser ce qui reste de ces com­po­si­tions pour qu’elles ne res­tent pas oubliées, pour qu’elles puissent, enfin, entrer en conver­sa­tion avec l’his­toire de la musique contem­po­raine. En com­po­sant elle ne cherche n’a pas  à recons­ti­tuer avec exac­ti­tude les contours de ces com­po­si­tions, il s’agit pour elle de poser un geste vivant, non-linéaire, simul­ta­né­ment répa­ra­teur, trans­for­ma­teur et créateur.

Helen Pridmore (Prairies) (2019 – aujourd’hui)

Je suis hono­rée et enthou­siaste de faire par­tie du conseil d’ad­mi­nis­tra­tion du RCMN. C’est une orga­ni­sa­tion forte et vitale qui ras­semble notre com­mu­nau­té des musiques nou­velles à tra­vers le Cana­da. Sur un ter­ri­toire aus­si vaste, il y a tel­le­ment de pro­jets et d’op­por­tu­ni­tés : le RCMN offre un moyen de se connec­ter, de par­ta­ger, de col­la­bo­rer et de pro­fi­ter de la pro­fon­deur et de l’am­pleur de la musique et des pos­si­bi­li­tés sonores offertes dans notre pays. Lais­sez le bons­temps – et la belle musique – rouler !

Helen Prid­more est une chan­teuse et artiste sonore spé­cia­li­sée dans l’in­ter­pre­ta­tion de la musique contem­po­raine, la musique expé­ri­men­tale et l’im­pro­vi­sa­tion. Elle se pro­duit au Cana­da et aux États-Unis, notam­ment en solo au Car­ne­gie Hall, ain­si qu’en Europe, au Mexique et au Japon. Elle a trois CD à son nom, y com­pris …bet­ween the shore and the ships (entre la côte et les navires)…, qui a rem­por­té le prix East Coast Music 2013 de la le meilleur enre­gis­tre­ment classique.

Helen se concentre actuel­le­ment sur la tech­no­lo­gie de la voix et du corps, en explo­rant les concepts de beau­té audi­tive, de l’es­pace et du silence. Elle écrit et inter­prète de nou­velles œuvres pour voix qui uti­lisent à la fois une struc­ture et l’im­pro­vi­sa­tion. Un de ses pro­jets actuels est son œuvre solo Sor Jua­na and the Silences, en tour­née au Cana­da lors de la sai­son 2020–21. Helen par­tage éga­le­ment ses idées avec les étu­diants et les membres de la com­mu­nau­té via des ate­liers et des ses­sions d’im­pro­vi­sa­tion : voir http://www.beingastonished.com/voice-lab/ pour ses tra­vaux et pro­jets en cours.

Diplô­mée des uni­ver­si­tés de la Sas­kat­che­wan et de Toron­to et de la East­man School of Music, Helen est pré­sen­te­ment membre du corps pro­fes­so­ral en musique et tech­no­lo­gies créa­tives de l’U­ni­ver­si­té de Regi­na. www.helenpridmore.ca

Pierre-Olivier Roy (QC) (2018-présent)

Je suis tou­jours enthou­siaste à l’idée de contri­buer aux rayon­ne­ment des musiques nou­velles, et ce, dans tous les contextes. J’y par­ti­cipe tous les jour comme com­po­si­teur, direc­teur artis­tique et enseignant.

Un orga­nisme comme le RCMN est vital pour l’écosystème cultu­rel dans lequel nos musiques évo­luent. De nom­breux enjeux doivent être dis­cu­tés et des actions néces­sitent d’être enga­gées. Mes expé­riences en créa­tion et en pro­duc­tion d’événements y seront cer­tai­ne­ment mis à pro­fit. Je sou­haite fer­me­ment que la région de Qué­bec, et que l’Est de la pro­vince, soit impli­qués davan­tage dans les actions du réseau.

Les pro­jets du RCMN sont sti­mu­lants et le domaine musi­cal est dyna­mique. C’est avec fier­té que j’ai accep­té de mettre l’épaule à la roue en sié­geant sur le conseil d’administration.

 

Pierre-Oli­vier Roy mène une carrière dans le domaine de la création de musiques nou­velles et de la pro­duc­tion audio, prin­ci­pa­le­ment pour la musique d’art en concert, la musique à l’image et le desi­gn sonore. Son cor­pus d’œuvres compte de la musique de chambre (ins­tru­men­tale et mixte) et des œuvres électroacoustiques. Dans son par­cours récent, la musique mixte occupe une place de médium privilégié par le com­po­si­teur. En 2017, pour la qua­lité de son tra­vail et de sa vision intégrant com­po­si­tion ins­tru­men­tale et tech­no­lo­gies musi­cales, Pierre- Oli­vier Roy a été en résidence de recherche pour la création d’une œuvre musi­cale inter­ac­tive à la Chambre blanche. Son œuvree Machine musique, créée en col­la­bo­ra­tion avec SAGA, a été exposée au Musée de la civi­li­sa­tion entre avril et juin 2017.
Il explore plus spécifiquement l’utilisation de tech­no­lo­gies musi­cales dans le cadre de la création/composition de musique mixte en concert. Son œuvre Sous un ciel qui gra­figne (gui­tare électrique, per­cus­sions, bandes, vidéo en direct et envi­ron­ne­ment immer­sif) a d’ailleurs été en nomi­na­tion au Gala Opus dans la catégorie Concert de l’année – Québec et lauréat du prix Hom­mage aux créateurs membres de l’Université Laval en 2017. À l’été 2018, sont œuvre La frac­ture du temps – les temps mul­tiples (20 per­cus­sion­nistes et bandes en octo­pho­nie) a été créée sur la Place des fes­ti­vals de Montréal dans le cadre de Rythmopolis.
Pierre-Oli­vier Roy est très actif sur la scène musi­cale de Québec en musique nou­velle. Il assure depuis 2015 la direc­tion générale et artis­tique de l’organisme E27 musiques nou­velles. Il enseigne actuel­le­ment à la Faculté de musique de l’Université Laval.

André Cormier (Atlantique) (2018-aujourd’hui)

La musique d’André Cor­mier a été pré­sen­tée au Cana­da, aux États-Unis, en Europe et en Nou­velle-Zélande. Il a com­po­sé des œuvres pour soliste, pour for­ma­tions de chambre petites et grandes, pour l’opéra et la danse, et en col­la­bo­ra­tion avec des artistes visuels. Il a reçu des com­mandes d’une varié­té d’artistes du Cana­da, des États-Unis et de l’Europe. En 2008 André éta­blis Édi­tions musique SISYPHE (www.emsis.ca) une mai­son d’édition dédier à la musique expé­ri­men­tale. Il dirige ain­si sa branche inter­pré­ta­tion, Ensemble Sisyphe. En 2011, après près de vingt ans sur la côte ouest par­ta­gée entre la Colom­bie-Bri­tan­nique et la Cali­for­nie, André a fait son retour dans l’est du Cana­da, d’a­bord à Mont­réal, puis à l’é­té 2012, il est retour­né dans son Aca­die natale. Aujourd’­hui, André main­tient un horaire char­gé en tant que com­po­si­teur, exé­cu­tant des com­mandes et en pré­sen­ta­tion de ses œuvres, le tout dans le but de mieux com­prendre ce qui rend son et silence si irré­sis­tibles. Il trouve éga­le­ment l’accouplage du cacao et du sucre extrê­me­ment intrigant. 

Linda Bouchard (Non-régional) (2018-aujourd’hui)

J’ai assis­té au der­nier forum du RCMN et j’é­tais vrai­ment impres­sion­né par l’es­pace ouvert qui est offert par ce ras­sem­ble­ment. Le CNMN crée un lieu dyna­mique pour cette scène des musiques nou­velles qui fluc­tue, change et se redé­fi­nit constam­ment. Vu la taille de notre pays, une orga­ni­sa­tion comme le CNMN ras­semble les gens de manière unique.

Je suis hono­ré de sié­ger au conseil d’ad­mi­nis­tra­tion du RCMN. J’ai pas­sé la grande par­tie de ma vie adulte aux États-Unis. J’ai conti­nué d’être très actif au Cana­da et je me suis tou­jours sen­ti pro­fon­dé­ment atta­ché à sa culture. Je crois que mon expé­rience en tant qu’ex­pa­triée pour­rait appor­ter une pers­pec­tive qui contri­bue­ra à l’organisation.

Née à Val d’Or, au Qué­bec, en 1957, Lin­da Bou­chard vit à San Fran­cis­co depuis 1997. Au cours de sa car­rière, elle a été com­po­si­trice, orches­tra­trice, chef d’orchestre, pro­fes­seure et pro­duc­trice. Ses œuvres ont été pri­mées aux États-Unis et au Cana­da, notam­ment le Prix Opus du com­po­si­teur de l’an­née au Qué­bec, le Concours de com­po­si­tion de Prin­ce­ton, les Prix de com­po­si­tion de la SOCAN ain­si que des rési­dences à la Fon­da­tion Rocke­fel­ler, à Civi­tel­la Ranie­ri, à la Fon­da­tion Camar­go, etc. La musique de Bou­chard est enre­gis­trée sur ECM en Alle­magne ; Lin­da a été com­po­si­trice en rési­dence à l’Or­chestre du Centre natio­nal des Arts (1992–1995). Elle est la fon­da­trice de NEXMAP.org (une orga­ni­sa­tion d’é­du­ca­tion artis­tique à but non-lucra­tif basée à San Fran­cis­co) et direc­trice de 2005 à 2015. En 2015, Bou­chard était artiste invi­tée au Banff Centre et a éga­le­ment reçu une bourse Fleck à la colo­nie d’ar­tistes Leigh­ton. Au prin­temps 2016, elle était pro­fes­seur asso­cié invi­té au dépar­te­ment de musique de l’UC Berkeley.

Au cours des dix der­nières années, Lin­da a créé un tra­vail mul­ti­mé­dia tout en com­po­sant de la musique pour la salle de concert. Ses œuvres Mur­de­rous Lit­tle World, All Caps No Space et Iden­ti­ty Theft, inter­pré­tées en Amé­rique du Nord, ont connu un suc­cès élo­gieux. À l’au­tomne 2017, Lin­da a reçu une sub­ven­tion plu­ri­an­nuelle du Conseil des Arts du Cana­da dans le volet « Explo­rez et créez ». Son pro­jet inti­tu­lé « Live Struc­tures » se dérou­le­ra au cours des deux pro­chaines années.

Clemens Merkel (QC) (2017-aujourd’hui)

Je suis ravi et fier d’être membre du conseil d’administration du RCMN. J’ai fait la connais­sance du RCMN lors du FORUM de Hali­fax en 2010. L’expérience d’une com­mu­nau­té d’artistes, de dif­fu­seurs et de pro­duc­teurs des quatre coins du pays qui se réunissent pour pas­ser trois jours à échan­ger, dis­cu­ter, pla­ni­fier, rêver et jouer de la musique a eu la force d’une révé­la­tion pour moi.

Pen­dant cette fin de semaine là, notre pays gigan­tesque (à peu près de la taille de l’Europe, mais avec moins de 5 % de sa popu­la­tion) a com­men­cé à me révé­ler son iden­ti­té musi­cale, à tra­vers tous ces gens dont j’avais enten­du par­ler sans les avoir ren­con­trés, tous ces com­po­si­teurs, ces inter­prètes et ces dif­fu­seurs que je connais­sais, mais avec qui je n’entretenais pas une rela­tion per­son­nelle. Les FORUM sui­vants m’ont énor­mé­ment aidé à com­prendre la vie cultu­relle du Canada.

À tra­vers mon tra­vail dans le Qua­tuor Boz­zi­ni, j’ai acquis de l’expérience dans le réseau­tage, la tour­née, la créa­tion d’œuvres et la codi­rec­tion d’une petite entre­prise très dyna­mique. C’est ce que j’ai à appor­ter au CA du RCMN. J’espère aus­si apprendre de mes col­lègues du CA. La musique au Cana­da et la musique du Cana­da vivent une période char­nière ; je suis heu­reux de par­ti­ci­per à leur développement.

Le son inha­bi­tuel de Cle­mens Mer­kel – l’intime pure­té de son timbre, sa com­pré­hen­sion du voca­bu­laire micro­to­nal et des lan­gages har­mo­niques inha­bi­tuels, sa déli­ca­tesse sans pres­sion – défi­nit une nou­velle sen­si­bi­li­té en musique contem­po­raine. Bien connu pour ses inter­pré­ta­tions nova­trices de Bach et de John Cage, Mer­kel est aus­si très recher­ché par les com­po­si­teurs du monde entier qui voient en lui une source d’inspiration pour de nou­velles œuvres. Ses col­la­bo­ra­teurs vont du col­lec­tif Wan­del­wei­ser à la com­mu­nau­té mont­réa­laise de musique actuelle et des expé­ri­men­ta­teurs en émer­gence aux grands com­po­si­teurs d’aujourd’hui.

Depuis 1999, le son inusi­té de Mer­kel a fusion­né avec celui du Qua­tuor Boz­zi­ni, l’un des plus grands qua­tuors à cordes au monde. Cet ensemble a men­to­ré toute une géné­ra­tion de créa­teurs par l’entremise de son pro­gramme Composer’s Kit­chen ; il a publié de nom­breux albums salués par la cri­tique sur sa propre éti­quette « col­lec­tion qb » ; il par­court le monde chaque année pour jouer dans les grands fes­ti­vals ; et il conti­nue d’avoir un impact pro­fond sur la scène musi­cale à tra­vers le Cana­da et, tout par­ti­cu­liè­re­ment, en Europe. Le Qua­tuor Boz­zi­ni pro­duit lui-même, pour son public mont­réa­lais, des évé­ne­ments inusi­tés qui rap­prochent des uni­vers éloi­gnés et qui font tom­ber les cloi­sons entre les styles, les géné­ra­tions et les cultures.

Après une pre­mière car­rière en Europe où il a appor­té sa contri­bu­tion aux grands ensembles de ce conti­nent, Mer­kel a élu domi­cile à Mont­réal en 2000. Il sou­tient et défend les musiques nou­velles au Qué­bec et au Cana­da. D’ailleurs, il a effec­tué plu­sieurs man­dats de confé­ren­cier, de com­mis­saire et de conseiller. Il contri­bue aus­si au milieu uni­ver­si­taire, que ce soit par ses articles pour la revue Cir­cuit ou par son ensei­gne­ment à l’Université Concor­dia. Pas­sion­né de cui­sine, il habite dans le quar­tier por­tu­gais de Mont­réal avec sa femme Isa­belle Boz­zi­ni et leurs enfants Félix et Béatrice.

http://quatuorbozzini.ca/

Brenda Cleniuk (Prairies) (Membre, 2017–2019)

Mon pre­mier contact avec la com­mu­nau­té du RCMN remonte à ma par­ti­ci­pa­tion à une table ronde du FORUM de 2014 à Cal­ga­ry, où des pra­ti­ciens s’étaient réunis pour repré­sen­ter les musiques nou­velles dans toutes leurs orien­ta­tions émer­gentes et établies.

Mon objec­tif au conseil d’administration consiste à sou­te­nir les membres du RCMN, à contri­buer à la crois­sance de la com­mu­nau­té d’artistes et de publics à tra­vers le pays et les fron­tières, ain­si qu’à par­ti­ci­per aux conver­sa­tions sur l’art sonore appli­qué à la pédagogie.

Bren­da Cle­niuk est cher­cheure, théo­ri­cienne, stra­té­giste et com­mis­saire au confluent de la per­for­mance, des arts visuels et des nou­veaux médias. Elle a mis sur pied et orga­ni­sé des expo­si­tions, des sym­po­siums, des per­for­mances, des inter­ven­tions, des concerts et des rési­dences. Déten­trice de bac­ca­lau­réats en lit­té­ra­ture, en psy­cho­lo­gie et en Beaux-Arts de l’Université de Regi­na, elle a fait des stages au Musée des beaux-arts du Cana­da et à la Mac­Ken­zie Art Gal­le­ry. Elle a étu­dié la musique clas­sique et la musique contem­po­raine pen­dant plu­sieurs années, et elle regrette de s’être débar­ras­sée de sa Fen­der Stra­to­cas­ter trop tôt !

Bren­da a mené quelques modestes pro­jets de publi­ca­tion qui se trouvent à la Biblio­thèque natio­nale du Cana­da, chez FORMATS, au Metro­po­li­tan Museum of Art Contem­po­ra­ry Archives et au Sas­kat­che­wan Arts Board. Elle a par­ti­ci­pé à divers comi­tés et com­mis­sions pour des jurys régio­naux, natio­naux et inter­na­tio­naux. Elle a aus­si pro­non­cé des confé­rences à l’ISEA, à l’Université de Regi­na et à la Confé­rence cana­dienne du Gou­ver­neur géné­ral sur le lea­der­ship. Elle a par­cou­ru le Cana­da, l’Europe et les États-Unis pour pro­duire ou orga­ni­ser des pro­jets en pro­ve­nance de ces régions du monde.

Depuis 2007, ses pro­jets en musiques nou­velles incluent la pré­sen­ta­tion de Phill Niblock et Kathe­rine Libe­rovs­kaya chez Neu­tral Ground, un concert solo de Kim Cas­cone et, plus récem­ment, la pré­sen­ta­tion d’une ité­ra­tion impro­vi­sée en concert de « EPIC_Tom » avec Julie Andreyev, Simon Lysan­der Overs­tall et trois membres de l’Orchestre sym­pho­nique de Regi­na (Simon Fryer, Marie-Noëlle Ber­the­let et Simon Mac­Do­nald) à Regi­na en 2016.

https://www.linkedin.com/in/brenda-cleniuk-800b0311/

Tim Brady (QC) (Membre, 2014–2017 ; Président, 2005–14)

J’ai été pré­sident du RCMN depuis sa créa­tion en 2005 jusqu’à 2014. J’y crois parce que je suis convain­cu que la créa­ti­vi­té musi­cale a un rôle impor­tant et posi­tif à jouer dans la socié­té. Et nous devons tra­vailler ensemble à accroître l’influence des musiques nou­velles au Cana­da. C’est pour­quoi nous avons fon­dé le RCMN : pour que notre com­mu­nau­té entière dis­pose d’un endroit où col­la­bo­rer : com­po­si­teurs, inter­prètes, ensembles, impro­vi­sa­teurs, élec­troa­cous­tique, musiques de monde, orchestres, musi­ciens « DIY », etc. – ce n’est pas une ques­tion de caté­go­ries, mais une ques­tion d’imagination musi­cale et d’expression humaine. 

L’établissement d’un rap­port plus effi­cace avec l’auditoire cana­dien et inter­na­tio­nal est un des enjeux majeurs qui touchent les musiques nou­velles au Cana­da. Depuis 2011, le RCMN déve­loppe une nou­velle stra­té­gie appe­lée l’Initiative pour du conte­nu numé­rique. Nous le savons tous : sans sup­ports numé­riques de qua­li­té pour repré­sen­ter notre tra­vail dans le monde, nous sommes invi­sibles.  Comme membre du conseil d’administration, mon but pre­mier consis­te­ra à faire avan­cer ce pro­jet. Le RCMN pos­sède main­te­nant une bonne infra­struc­ture et une solide his­toire ; je les met­trai à pro­fit, ain­si que l’expérience et les rela­tions que j’ai déve­lop­pées en dix ans de tra­vail dans la poli­tique cultu­relle au sein du RCMN pour faire pro­gres­ser cette ini­tia­tive. Ceci est une tâche com­plexe et inti­mi­dante, qui n’est pas ren­due plus facile par le cli­mat poli­tique actuel, mais qui est essen­tielle pour l’avenir de la musique canadienne.

2014 – Dernier message du président :

« Lors des neuf der­nières années comme pré­sident du RCMN, j’ai pas­sé de nom­breuses heures à réflé­chir à la créa­ti­vi­té musi­cale, à ten­ter de la défi­nir pour nous, à ten­ter de la défendre devant les bailleurs de fonds et le grand public, à ten­ter d’articuler les rai­sons qui font que nous croyons cette créa­ti­vi­té musi­cale abso­lue si essen­tielle à notre socié­té. Je n’ai pas de réponse simple et uni­voque, mais, en son cœur, la créa­tion de musique pour l’amour de l’art de la musique est un geste social et poli­tique frap­pant. Créer de la musique qui cherche à embras­ser toute l’étendue et la com­plexi­té de la condi­tion humaine, c’est tout un bou­lot. Or, c’est ce que nous avons choi­si de faire. C’est une approche huma­niste par défi­ni­tion qui repose sur une socié­té qui recon­naît la valeur de chaque être humain. L’art, y com­pris les musiques nou­velles, est prin­ci­pa­le­ment affaire d’expérience humaine, et non de pro­fit éco­no­mique ou de pou­voir politique.

C’est pour­quoi on voit sou­vent les arts de créa­tion comme une menace aux struc­tures éco­no­miques et poli­tiques en place. Nous vivons dans une socié­té où règne, actuel­le­ment, un équi­libre rai­son­nable entre ces deux forces : la vision huma­niste et la vision éco­no­mi­co-poli­tique. Néan­moins, cet équi­libre change constamment.

Ain­si, je prie tous les membres du RCMN de se sou­ve­nir que, chaque fois qu’ils com­posent un nou­veau mor­ceau, qu’ils entrent sur scène pour don­ner un concert ou qu’ils parlent de l’importance de la musique dans la socié­té, ils par­ti­cipent alors à un dis­cours socio­po­li­tique qui forge le monde dans lequel nous vivons. Les musiques nou­velles ont un rôle à tenir dans cette grande dis­cus­sion, et il est impor­tant que notre com­mu­nau­té prennent ce rôle au sérieux. Je crois que le RCMN est en par­faite posi­tion pour être un chef de file dans cette dis­cus­sion. J’espère que mes neuf ans à la pré­si­dence auront aidé à bâtir une orga­ni­sa­tion forte et cré­dible et à démon­trer la force posi­tive que peut exer­cer la créa­ti­vi­té musi­cale dans le déve­lop­pe­ment social. »  [2014]

« Le RCMN repré­sente notre meilleure chance de faire pro­gres­ser notre com­mu­nau­té par la col­la­bo­ra­tion. Depuis sa créa­tion en 2005, le RCMN a com­men­cé à for­ger une voix forte et cohé­rente qui réunit toutes les formes de musiques nou­velles au Cana­da. J’espère pou­voir pour­suivre ce tra­vail en amé­lio­rant nos réseaux régio­naux, en ren­for­çant notre réseau natio­nal, en amé­lio­rant l’infrastructure du RCMN et en pous­sant plus loin notre lob­bying auprès de FACTOR, de Patri­moine cana­dien, de Musi­cAc­tion, de Radio-Cana­da/CBC et de plu­sieurs par­te­naires natio­naux et régio­naux dans le domaine de l’enseignement. À par­tir du suc­cès de nos Forums, nous pou­vons bâtir une idée posi­tive de ce que les musiques nou­velles, sous toutes leurs formes, peuvent offrir à la popu­la­tion cana­dienne.»  [2012]

« À titre de membre fon­da­teur du RCMN, je suis convain­cu que les musiques nou­velles peuvent tenir un rôle vital, dyna­mique, posi­tif et ima­gi­na­tif au sein de la vie cultu­relle cana­dienne. Mais nous y par­vien­drons uni­que­ment si nous œuvrons, comme une com­mu­nau­té d’ar­tistes créa­tifs, pour rendre ces musiques extra­or­di­naires acces­sibles à tous les Cana­diens. Le RCMN est le meilleur forum qui soit pour éta­blir ce genre de col­la­bo­ra­tion. Ce regrou­pe­ment joint com­po­si­teurs, inter­prètes, ensembles, impro­vi­sa­teurs, dif­fu­seurs et ensei­gnants, afin d’u­nir leur voix pour la cause des nou­velles musiques créa­tives de concert au pays. »  [2008]

 

Tim Bra­dy est com­po­si­teur, inter­prète, direc­teur artis­tique et mili­tant cultu­rel ins­tal­lé à Mont­réal. Il tra­vaille comme artiste pro­fes­sion­nel pigiste depuis 1980. Il a réa­li­sé 20 disques com­pacts et des dizaines de tour­nées au Cana­da, aux États-Unis, en Europe et en Aus­tra­lie, en plus d’avoir tra­vaillé avec des dif­fu­seurs et des orchestres de renom, comme les orchestres sym­pho­niques de Win­ni­peg, Van­cou­ver, Qué­bec, Mont­réal et Toron­to, la SMCQ, la VNMS, le FIMAV, New Music Concerts, le Nou­vel Ensemble Moderne, le fes­ti­val Open Ears, le fes­ti­val Hud­ders­field, Topo­lo­gy, l’ABC (Aus­tra­lie) et Radio-France. Il a été pré­sident du RCMN de 2005–2014.

www.timbrady.ca

Kathryn Ladano (ON) (Membre, 2016-aujourd’hui)

Étant inter­prète, péda­gogue, direc­trice artis­tique et mili­tante des arts et de la musique contem­po­raine dans le sud de l’Ontario, ma place au sein du conseil d’administration du RCMN me per­met­tra de tra­vailler aux côtés de membres de la com­mu­nau­té natio­nale des arts ayant les mêmes inté­rêts que moi, tout en don­nant de la visi­bi­li­té à la scène artis­tique de mon coin de pays, Kit­che­ner-Water­loo. J’accorde une grande impor­tance aux réa­li­sa­tions du RCMN. J’offre à cette excel­lente asso­cia­tion mon expé­rience de membre de CA, de direc­trice géné­rale et de direc­trice artis­tique d’organismes locaux dans le domaine de la musique contem­po­raine. La scène des musiques contem­po­raines mérite d’être célé­brée. Grâce aux efforts du RCMN, nous pou­vons l’aider à croître et à s’épanouir.

Kathryn Lada­no est spé­cia­liste des musiques contem­po­raines et impro­vi­sées. Elle s’est pro­duite comme soliste et musi­cienne de chambre à la cla­ri­nette basse, à tra­vers le pays comme à l’étranger. Kathryn est très active dans l’enseignement et la créa­tion. Elle est direc­trice artis­tique des concerts NUMUS, direc­trice d’ICE (Impro­vi­sa­tion Concerts Ensemble) et moni­trice du stu­dio d’improvisation de la Wil­frid Lau­rier Uni­ver­si­ty et pro­fes­seure de cla­ri­nette basse à la Uni­ver­si­ty of Water­loo. Elle a publié un pre­mier disque com­pact, Open, en 2010 ; on y trouve de nou­velles com­po­si­tions et des impro­vi­sa­tions. Elle a aus­si publié l’album …lis­ten avec le duo Stealth en com­pa­gnie du per­cus­sion­niste Richard Bur­rows. Elle mène actuel­le­ment des études doc­to­rales à la York Uni­ver­si­ty de Toron­to sous la direc­tion de Casey Sokol. Ses recherches portent sur la péda­go­gie de l’improvisation, ain­si que sur la rela­tion entre diverses formes d’anxiété et la pra­tique de l’improvisation libre.

www.kathrynladano.com
www.soundcloud.com/kathryn-ladano
https://twitter.com/KathrynLadano
https://www.facebook.com/Kathryn-Ladano-72279177034/
https://www.youtube.com/user/bclarinet

Emily Doolittle (Non-régional) (2016-aujourd’hui)

Je suis ravie d’entrer au conseil d’administration du RCMN à titre de membre ne repré­sen­tant aucune région. Au cours de ma vie de com­po­si­trice, j’ai rési­dé dans plu­sieurs pays : Cana­da, États-Unis, Pays-Bas, Fin­lande, Alle­magne et main­te­nant l’Écosse. Même si cha­cun de ces pays recèle des musi­ciens fan­tas­tiques qui ont de fabu­leuses choses musi­cales à offrir, le temps que j’ai pas­sé à l’extérieur du Cana­da m’a per­mis de com­prendre à quel point la com­mu­nau­té cana­dienne des musiques nou­velles est unique en son genre. On y trouve une telle diver­si­té d’approches, un si grand nombre de réseaux régio­naux et natio­naux forts et utiles, et sur­tout un réel sen­ti­ment d’être tous embar­qués dans la même aven­ture. Chaque chose utile à l’un d’entre nous peut l’être à tous.

À titre de membre du CA ne repré­sen­tant pas une région, je m’intéresse aux moyens d’entretenir des liens entre les com­po­si­teurs et les inter­prètes cana­diens rési­dant au Cana­da et ceux à l’étranger, afin de faire connaître les œuvres cana­diennes dans le monde et d’encourager les col­la­bo­ra­tions inter­na­tio­nales. Je m’intéresse aus­si aux moyens per­met­tant d’encourager les ensembles, les séries de concerts et les fes­ti­vals à pro­gram­mer à inclure, dans leur pro­gram­ma­tion, de nou­velles œuvres qui reflètent la diver­si­té des com­po­si­teurs cana­diens (sexe, ori­gine eth­nique, région, style, etc.). J’œuvrerai au RCMN au nom de tous les membres de la com­mu­nau­té des musiques nou­velles canadiennes.

On a dit de la musique d’Emi­ly Doo­lit­tle qu’elle est « magis­trale » (Musi­cal Toron­to), « élo­quente et effi­cace » (The Whole Note) et qu’elle « va droit au cœur » (The Whole Note). Mme Doo­lit­tle a reçu des com­mandes de l’Orchestre Métro­po­li­tain, Tafel­mu­sik, Sym­pho­ny Nova Sco­tia et de l’Ensemble contem­po­rain de Mont­réal. Elle a reçu des bourses de Sorel Orga­ni­za­tion, du Conseil des arts du Cana­da, d’Opera Ame­ri­ca et de la Ful­bright Foun­da­tion. Par­mi ces pro­jets récents, men­tion­nons : Seal Songs, une pièce de 30 minutes ins­pi­rée de la sel­kie, un per­son­nage du folk­lore gaé­lique (il s’agit d’une com­mande de Para­gon et du Voice Fac­to­ry Youth Choir de Glas­gow) ; un concer­to pour le vio­lo­niste Cal­vin Dyck et le Van­cou­ver Island Sym­pho­ny ; et une rési­dence de com­po­si­tion de cinq mois au Max Planck Ins­ti­tute for Orni­tho­lo­gy à See­wie­sen, en Alle­magne. Ori­gi­naire de la Nou­velle-Écosse (Cana­da), Mme Doo­lit­tle a étu­dié à la Dal­hou­sie Uni­ver­si­ty, à l’Indiana Uni­ver­si­ty, au Konink­lijk Conser­va­to­rium et à Prin­ce­ton. De 2008 à 2015, elle a fait par­tie du corps pro­fes­so­ral du Cor­nish Col­lege of the Arts à Seat­tle. Elle vit actuel­le­ment à Glas­gow, en Écosse.

emilydoolittle.com
https://www.facebook.com/EmilyDoolittleComposer/

Jennifer Butler (BC) (2016–2019)

I have atten­ded two CNMN FORUMs, and both expe­riences expan­ded my defi­ni­tion of new music in Cana­da, intro­du­ced me to new-music makers, cura­tors, and thin­kers, and connec­ted me to the rest of Cana­da in a more pro­found way. At FORUM 2014 in Cal­ga­ry, I pre­sen­ted a faci­li­ta­ted dis­cus­sion tit­led “Unsi­len­cing : Women and their Place in New Music and Sound Art.” This expe­rience led to so many impor­tant dis­cus­sions and ope­ned a win­dow for people to share their sto­ries that conti­nues for me into the present. I believe that the CNMN is such a vital orga­ni­za­tion because of the exci­ting mix of people it brings toge­ther ; the­re­fore crea­ting a won­der­ful venue for impor­tant conver­sa­tions in our field that can­not hap­pen in the same way anyw­here else. One of my objec­tives as a CNMN board mem­ber is to bring more of these dis­cus­sions and topics to the fore­front of what we do. My work with the CMC, CLC, and on the advi­so­ry com­mit­tee of the ISCM World New Music Days, has given me know­ledge and expe­rience that I strive to bring to my work on the CNMN board. 

Jen­ni­fer But­ler (b. 1976) is a com­po­ser and flu­tist living in Van­cou­ver, BC. Silence, orga­nic change, and laye­red tex­tures are impor­tant qua­li­ties in many of her com­po­si­tions. Jen­ni­fer com­ple­ted a DMA (2009) and a Master’s degree (2002) in com­po­si­tion at the Uni­ver­si­ty of Bri­tish Colum­bia. Her prin­ciple com­po­si­tion tea­chers include : Glenn Buhr, Peter Hatch, Omar Daniel, Keith Hamel and Brent Lee.

Com­mis­sio­ned, per­for­med, and recor­ded by outs­tan­ding Cana­dian artists such as the Van­cou­ver Inter­cul­tu­ral Orches­tra, The Vic­to­ria Sym­pho­ny, Van­cou­ver New Music, the Thin Edge New Music Col­lec­tive, Stan­ding Wave, l’Ensemble Luna­tik, and the Van­cou­ver Sym­pho­ny Orches­tra, Jennifer’s music has been per­for­med and broad­cast across Cana­da and in the USA. One of her major artis­tic influences has been her par­ti­ci­pa­tion, as com­po­ser and per­for­mer, since 2000 in R. Mur­ray Schafer’s annual inter­dis­ci­pli­na­ry wil­der­ness pro­ject And Wolf Shall Inhe­rit the Moon.

Jen­ni­fer was Pre­sident for the coun­cil of the Cana­dian League of Com­po­sers from 2011–14 , and cur­rent­ly sits on boards for Vancouver’s Red­shift Music and Stan­ding Wave, as well as her new posi­tion on the board for the CNMN. She is also on the Advi­so­ry Com­mit­tee for the upco­ming ISCM World New Music Days 2017.

www.jenniferbutler.ca
soundcloud.com/jaebutler
https://www.musiccentre.ca/node/37759/showcase

Sarah Albu (QC) (Membre, 2016-aujourd’hui)

Comme artiste, j’ai fré­quem­ment mar­ché sur le fil entre milieu uni­ver­si­taire et scène « do-it-your­self ». Je suis donc ravie de pou­voir, au sein du conseil d’administration du RCMN, être à l’écoute des besoins des artistes et aider à créer un espace où la défi­ni­tion des musiques nou­velles puisse évo­luer. Je m’intéresse par­ti­cu­liè­re­ment à ce que cela implique pour l’inclusion des diverses formes de créa­tion à tra­vers le pays, ain­si qu’aux moyens qui nous per­mettent d’entrer en rela­tion les uns avec les autres par le biais de l’amour et de l’écoute (pour bon nombre d’entre nous, c’est ce qui nous a atti­rés vers la musique et le son). Je crois fer­me­ment que, mal­gré la diver­si­té de nos anté­cé­dents, les artistes, ensembles et orga­nismes que nous ten­tons de réunir sous l’égide du RCMN sont unis par un enga­ge­ment et une curio­si­té envers l’art de faire et de vivre les sons. À titre de membre du CA, j’ai l’intention d’encourager la com­mu­ni­ca­tion et le par­te­na­riat, autant au sein des « musiques nou­velles » que vers l’extérieur, dans nos com­mu­nau­tés plus larges et avec nos col­lègues qui pra­tiquent d’autres disciplines.

Sarah Albu est chan­teuse, actrice et artiste mul­ti­dis­ci­pli­naire spé­cia­li­sée dans l’art vocal au confluent de la musique et du théâtre. Elle habite à Mont­réal. Soliste très recher­chée en musique contem­po­raine et expé­ri­men­tale, elle col­la­bore avec deux nom­breux musi­ciens, ensembles, com­po­si­teurs, cinéastes, dra­ma­turges et artistes œuvrant entre les dis­ci­plines. Elle a enre­gis­tré et auto­pro­duit son pre­mier album solo en 2013.

En outre, Sarah est impro­vi­sa­trice, concep­trice sonore, cho­riste, artiste brui­tiste expé­ri­men­tale et musi­cienne de yoga. Ses pro­jets d’interprétation et de com­po­si­tion s’inspirent d’une plé­thore de styles musi­caux et de tra­di­tions his­to­riques. Ori­gi­naire de Wind­sor, en Onta­rio, Sarah a fait ses pre­miers pas en musique comme bas­siste auto­di­dacte dans un groupe punk, cho­riste à l’église et inter­prète et ensei­gnante en comé­die musi­cale. Sa car­rière a été mar­quée jusqu’à pré­sent par les hauts faits sui­vants : l’interprétation de Pier­rot lunaire de Schoen­berg au Banff Centre for the Arts à l’occasion du cen­te­naire de cette œuvre phare ; l’interprétation de Miss Donnithorne’s Mag­got de Peter Max­well Davies et Les Sept Crimes d’amour de Groges Aper­ghis avec l’Ensemble Para­mi­ra­bo de Mont­réal ; deux rôles dans l’opéra immer­sif Miss Fortune’s Port­man­teau de Voca­lypse Pro­duc­tions (Hali­fax) ; un pro­gramme théâ­tra­li­sé et spa­tia­li­sé pour voix solo et élec­tro­niques pré­sen­té par Codes d’Accès ; une série d’interventions musi­cales et de confé­rences per­for­ma­tives sur la voix et le posi­tion­ne­ment avec Ruby Kato Att­wood ; et un concert-caba­ret d’humour noir inti­tu­lé Songs and Niai­se­ries avec les impro­vi­sa­teurs vocaux Gabriel Dhar­moo et Eli­za­beth Lima. Sarah Albu a étu­dié le chant clas­sique, le théâtre et la per­for­mance à l’Université Concor­dia. En sep­tembre 2016, elle a enta­mé des études supé­rieures au Conser­va­toire de La Haye.

http://www.sarahalbu.com/

Marc-Olivier Lamontagne (QC) (2016–2017)

I’m very exci­ted to join the CNMN/RCMN board and hope to help this unique and most impor­tant orga­ni­za­tion to flou­rish even more. I believe buil­ding bridges and encou­ra­ging pol­li­na­tion bet­ween pro­vinces, regions, cities, and across Cana­da is one of the most impor­tant chal­lenges towards buil­ding a cultu­ral envi­ron­ment that faci­li­tates the free move­ment of crea­tors and pro­jects and that enables com­mu­ni­ties to wit­ness, appre­ciate and par­ti­ci­pate in the cele­bra­tion of the cultu­ral dif­fe­rences and simi­la­ri­ties that define our nations. As a board mem­ber, I intend to help streng­then the net­work. I also hope to bring a francophone/Québécois pers­pec­tive to our work.   

Marc-Oli­vier Lamon­tagne is a Cana­dian gui­ta­rist who spe­cia­lizes in contem­po­ra­ry music per­for­mance for clas­si­cal and elec­tric gui­tar. He per­forms regu­lar­ly with the Nou­vel Ensemble Moderne and Bra­dy­works and has col­la­bo­ra­ted with many new music orga­ni­za­tions such as the Qua­tuor Boz­zi­ni, ECM+, Qua­sar, Orchestre 21, The Music Gal­le­ry, Para­mi­ra­bo, Pro­jec­tions libé­rantes and Chants Libres. He is the foun­der and artis­tic direc­tor of Ensemble Punc­tum (spe­cia­li­zing in music for plu­cked ins­tru­ments) and Ciao Rhi­no (a quar­tet of mixed music) and was a foun­ding mem­ber of Ensemble La Machine. Bet­ween 2012 and 2014, he was the artis­tic direc­tor of the Otta­wa New Music Crea­tors and since 2015 he has been the artis­tic direc­tor of Codes d’accès, a pro­duc­tion orga­ni­za­tion for emer­ging new music.

http://molamontagne.weebly.com/