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Ruth Eliason

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1-3 thirty-minute sessions

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Le battement du cœur

description

Le rythme ou la pul­sa­tion pour­raient être consi­dé­rés comme le fon­de­ment de notre acti­vi­té de musicien·nes. Il s’agit sou­vent de la struc­ture au sein de laquelle nous racon­tons une his­toire à tra­vers la mélo­die, le rythme, le timbre, les nuances et même les paroles. En tant que musi­co­thé­ra­peute, j’ai pu consta­ter le pou­voir de cette pul­sa­tion par le biais d’enregistrements de bat­te­ments car­diaques. Je tra­vaille dans un ser­vice de soins inten­sifs, auprès de patient·es en soins pal­lia­tifs et en pédia­trie. Ce sont des col­lègues qui m’ont fait décou­vrir les enre­gis­tre­ments de bat­te­ments car­diaques, après avoir pris connais­sance du tra­vail de Brian Schreck, musi­co­thé­ra­peute à Louis­ville. Le tra­vail de Brian auprès de per­sonnes atteintes d’un can­cer consiste à enre­gis­trer leurs bat­te­ments car­diaques, puis à com­po­ser une chan­son pour accom­pa­gner cet enre­gis­tre­ment. Le pro­ces­sus et ce qui en résulte mettent l’accent sur la créa­ti­vi­té, la beau­té et la trans­mis­sion. Dans le cadre de mon tra­vail, j’utilise les enre­gis­tre­ments de bat­te­ments car­diaques auprès de patient·es, jeunes et âgé·es, comme une forme de legs pour celles et ceux dont le diag­nos­tic peut enga­ger leur pro­nos­tic vital.

Maté­riel : iPad ou appa­reil d’enregistrement, sté­tho­scope, micro-cravate

Ces équi­pe­ments ne sont pas hors de prix car les iPad sont des outils cou­rants, et les autres four­ni­tures (micro-cra­vate et sté­tho­scope) coûtent au total envi­ron 350 $. D’autres utilisateur·rices obtiennent de bons résul­tats avec des sté­tho­scopes numé­riques comme l’Eko Core, qui peut pré­sen­ter une courbe d’apprentissage plus exi­geante, mais dont le prix est sen­si­ble­ment le même, avec des outils intel­li­gents com­pa­tibles (appli­ca­tion, etc.) qui faci­litent tout autant son utilisation.

Remarques : lors de l’enregistrement de bat­te­ments car­diaques, il est impor­tant de déter­mi­ner le meilleur empla­ce­ment sur la poi­trine, afin de cap­ter le son le plus fort pos­sible. Il existe de nom­breuses res­sources en ligne qui offrent un bon aper­çu, accom­pa­gnées de sché­mas indi­quant le posi­tion­ne­ment optimal.

Lorsqu’on uti­lise du maté­riel de haute pré­ci­sion, il est conseillé de veiller à ce que l’environnement soit le plus calme pos­sible – par exemple, en appo­sant un pan­neau sur la porte indi­quant qu’un enre­gis­tre­ment est en cours.

Il est impor­tant de mettre la per­sonne à l’aise, car elle peut appré­hen­der cette expé­rience nou­velle, même si elle est enthou­siaste à l’idée de réa­li­ser l’enregistrement. De nom­breuses per­sonnes confron­tées à des pro­blèmes de san­té pré­sentent sou­vent des chan­ge­ments cor­po­rels qui peuvent les com­plexer. Pour ce faire, on peut enga­ger une conver­sa­tion infor­melle avant l’enregistrement, en réchauf­fant le sté­tho­scope, etc.

D’autres fac­teurs peuvent com­pli­quer l’obtention d’un enre­gis­tre­ment clair. Si la pul­sa­tion du cœur d’une per­sonne est très faible, il peut être dif­fi­cile d’obtenir un enre­gis­tre­ment qui res­semble à un bat­te­ment car­diaque. C’est éga­le­ment le cas chez les per­sonnes ayant subi une perte de poids consi­dé­rable due à une mala­die. L’essentiel est de pou­voir s’accorder un moment pri­vi­lé­gié, sans pres­sion, pour ten­ter d’obtenir un bat­te­ment clair, ce qui per­met­tra de déter­mi­ner s’il est judi­cieux de pro­cé­der à l’enregistrement.

Consen­te­ment : il est impor­tant d’obtenir un consen­te­ment éclai­ré pour la pro­cé­dure et l’enregistrement, que ce soit à des fins artis­tiques, de recherche, de trai­te­ment ou de thé­ra­pie, etc. Il est essen­tiel de s’assurer que la per­sonne com­prenne clai­re­ment ce qui se passe et à quelles fins l’enregistrement sera uti­li­sé. Dans mon tra­vail avec les patient·es, j’utilise des for­mu­laires de consen­te­ment pour l’enregistrement ain­si que pour la com­mu­ni­ca­tion par voie élec­tro­nique (afin de leur trans­mettre l’enregistrement final). Je place l’original dans leur dos­sier médi­cal, j’en conserve une copie pour mes archives, puis je remets éga­le­ment une copie du consen­te­ment à la per­sonne concer­née. C’est une pro­cé­dure simple dans mon tra­vail, car les enre­gis­tre­ments sont exclu­si­ve­ment des­ti­nés à l’usage des patient·es, qui en dis­posent à leur convenance.

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