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Frédérique Drolet

  • Voix
  • 5 à 12 ans
  • 13 à 18 ans
  • Adultes
  • Ainés
  • Intergénérationnel

Atelier de 60 à 90 minutes

  • Éducation
  • Associations communautaires
  • Écologie
  • Famille

Cours de chants d’oiseaux

description

  1. Mise en contexte

Le cours de chants d’oiseaux est un ate­lier conçu par Fré­dé­rique Dro­let (sopra­no) et Mariane Lacroix (natu­ra­liste du Parc natio­nal de Plai­sance) en 2022. L’activité fut créée spé­cia­le­ment pour le Grand défi orni­tho­lo­gique des parcs natio­naux, orga­ni­sé le 11 juin 2022 par le réseau Sépaq, la revue Qué­be­cOi­seaux et les clubs d’ornithologues ama­teurs de plu­sieurs régions du sud du Qué­bec. Elle a été déve­lop­pée pour un public fami­lial inter­gé­né­ra­tion­nel, pou­vant conve­nir à des ama­trices et ama­teurs d’ornithologie ou des néophytes.

Cet ate­lier a été conçu dans une volon­té de combiner :

  • La mis­sion édu­ca­tive du Parc quant à la conser­va­tion et la pro­tec­tion de la biodiversité ;
  • Une démarche de créa­ti­vi­té artis­tique par l’exploration de la voix.

Le tout ayant pour but de faire de l’art dans la nature et d’aiguiser notre sens de l’observation de la nature, nous ouvrant ain­si à la source d’inspiration infi­nie qu’elle nous propose.

  1. Objec­tifs éducatifs

Décou­vrir un cer­tain nombre d’espèces d’oiseaux du Qué­bec (en par­ti­cu­lier les oiseaux nicheurs du Parc natio­nal de Plai­sance) et apprendre des infor­ma­tions spé­ci­fiques sur ces oiseaux à l’aide de :

  • Pho­tos ;
  • Don­nées scientifiques ;
  • Enre­gis­tre­ments sonores ;
  • Échauf­fe­ments et exer­cices vocaux ludiques ins­pi­rés par leurs chants, leurs démarches, leurs caractéristiques ;
  • La recon­nais­sance du chant des oiseaux à l’aide de la voix humaine ;
  • L’exploration des dif­fé­rentes sono­ri­tés de notre voix ;
  • L’éveil de notre poten­tiel créatif ;
  • L’initiation à cer­taines notions musi­cales et théâ­trales telles que la ryth­mique, la hau­teur des sons, le timbre, les nuances, la cor­po­ra­li­té, etc.
  • La col­la­bo­ra­tion et la socia­li­sa­tion par le tra­vail d’équipe intergénérationnel.
  1. Dérou­le­ment géné­ral de l’atelier (90 minutes)
  • Accueil et pré­sen­ta­tion de l’activité aux participant·es ;
  • Jeu brise-glace en cercle pour faire connais­sance et éta­blir la dyna­mique de groupe ;
  • Acti­vi­tés d’échauffement vocal, cor­po­rel et ryth­mique ins­pi­ré des oiseaux ;
  • Décou­verte des oiseaux nicheurs du Parc natio­nal de Plai­sance (entre 3 et 5 espèces) ;
  • Acti­vi­té de créa­tion de chants d’oiseaux imaginaires ;
  • Conclu­sion.
  1. Acti­vi­tés d’échauffement

La majeure par­tie des échauf­fe­ments sont ins­pi­rés d’oiseaux d’ici et d’ailleurs, que ce soit par leur chant, leur cri, leur démarche, leurs carac­té­ris­tiques phy­siques ou cer­taines par­ti­cu­la­ri­tés de leur habi­tat ou comportement.

Pour éla­bo­rer ces échauf­fe­ments, on peut s’inspirer de l’observation des oiseaux aux alen­tours, mais aus­si de vidéos, d’enregistrements (l’application Mer­lin Birds est un véri­table tré­sor !), de livres et de pho­tos. En voi­ci quelques exemples :

Exer­cices d’étirement et de mobi­li­té : fré­tille­ment, bou­ger uni­que­ment les yeux à la manière d’un pigeon, déployer ses ailes.

Exer­cices de rythme (marche/percussions cor­po­relles) : avec des sons amu­sants, comme se dépla­cer en cercle en fai­sant le « cha-cha de la poule » (123-pock-pock-pock) ou encore faire une parade nup­tiale avec des fou­lards colorés.

Exer­cices de res­pi­ra­tion (res­pi­ra­tion basse/rythmée sur la marche) : vol pla­né du rapace (expi­ra­tion sur tsss … le plus long­temps pos­sible en éten­dant les bras).

Échauf­fe­ments vocaux ins­pi­rés d’oiseaux :

  • Din­don sau­vage (ah ! Glou-glou !) ;
  • Butor d’Amérique (bloc de bois, bruit d’eau, cla­que­ment de langue, imi­ter la que­nouille au vent) ;
  • Bruant chan­teur (brrr …).
  1. Décou­verte des oiseaux nicheurs

Cette sec­tion en par­ti­cu­lier a été éla­bo­rée conjoin­te­ment avec Mariane Lacroix, natu­ra­liste du Parc natio­nal de Plai­sance. Le but est de faire décou­vrir aux participant·es quelques oiseaux nicheurs du Parc ou des envi­rons, qu’elles et qu’ils pour­raient ensuite iden­ti­fier lors de leurs pro­me­nades futures.

La sélec­tion des quelques oiseaux a été faite par Fré­dé­rique, d’après une longue liste four­nie par Mariane. Repro­duire des chants d’oiseaux avec la voix (et non en sif­flant) néces­site beau­coup d’heures d’écoute des chants (sur l’application Mer­lin Birds, par exemple), d’exploration vocale et … d’imagination ! Le but n’est pas de repro­duire par­fai­te­ment le chant ou le cri de l’oiseau, mais de faire en sorte que les participant·es puissent, après l’avoir pra­ti­qué en s’amusant, recon­naître le chant de l’oiseau dans la nature. Pour cette rai­son, il faut soi­gneu­se­ment choi­sir les oiseaux qui seront pré­sen­tés dans cette section.

Dérou­le­ment pour cha­cun des oiseaux choisis :

  • Quiz chan­té : l’artiste-médiateur·rice fait une imi­ta­tion libre de l’oiseau en ques­tion, sans en révé­ler le nom aux participant·es, qui essaient de devi­ner le nom de l’oiseau en question ;
  • Pré­sen­ta­tion de l’oiseau (nom, habi­tat, spé­ci­fi­ci­tés bio­lo­giques, pho­to, etc.) par la naturaliste ;
  • Écoute du chant/cri de l’oiseau sur l’application Mer­lin Birds ;
  • Exer­cices vocaux et jeux ludiques ins­pi­rés de l’oiseau, spé­ci­fi­ci­tés sonores : abor­der briè­ve­ment cer­taines notions musi­cales comme le timbre, la hau­teur des sons, le rythme ;
  • Appren­tis­sage du chant de l’oiseau (voix et mise en scène) : décor­ti­quer les dif­fé­rentes par­ties et créer une petite cho­ré­gra­phie amusante !
  1. Acti­vi­té de créa­tion d’oiseaux imaginaires

Après l’activité de décou­verte pré­cé­dente, qui contient à la fois des infor­ma­tions sur les oiseaux exis­tants et sur leur habi­tat natu­rel, ain­si que des exer­cices musi­caux, les participant·es sont main­te­nant invité·es à créer leur propre chant d’oiseau imaginaire.

Dérou­le­ment :

  • For­mez des équipes de deux ou plu­sieurs personnes ;
  • Expli­quez le déroulement ;
  • Don­nez les consignes à res­pec­ter : le chant doit pou­voir être répé­té ; le chant doit être court ; le chant doit pou­voir s’enseigner aux autres participant·es ;
  • Deman­dez de trou­ver un nom à leur oiseau ;
  • Don­nez un exemple avec cer­tains para­mètres pigés au hasard ou don­nés par les participant·es ;
  • Invi­tez les équipes à venir cher­cher des fou­lards de cou­leur durant leur pré­pa­ra­tion, si elles le souhaitent ;
  • Dis­tri­buez les para­mètres aux équipes.

Les para­mètres ins­crits sur papier sont pré­pa­rés soit par l’artiste-médiateur·rice à l’avance, soit par les participant·es lors de l’atelier (ce qui peut consti­tuer une acti­vi­té pré­pa­ra­toire à celle de la créa­tion des chants d’oiseaux ima­gi­naires, voir plus bas au point 7).

Les équipes peuvent donc rece­voir un « coco » avec des para­mètres déjà défi­nis à l’intérieur ou encore piger les para­mètres dans des réci­pients. Dans le cas où on a trois para­mètres dif­fé­rents, on pré­pa­re­ra trois réci­pients et on invi­te­ra les équipes à piger un ou plu­sieurs papiers dans cha­cun des réci­pients, selon les para­mètres établis.

Les équipes dis­posent de 7 à 10 minutes pour créer leur chant d’oiseau. Si elles le sou­haitent, elles peuvent aus­si lui trou­ver une expres­sion phy­sique par­ti­cu­lière (démarche, pos­ture, etc.).

Invi­tez les équipes à pré­sen­ter leur oiseau (toute l’équipe peut pré­sen­ter, ou dési­gner un membre qui pré­sen­te­ra en solo).

Si le temps le per­met, un membre dési­gné par équipe ensei­gne­ra le chant de l’oiseau ima­gi­naire à tout le groupe.

  1. Éta­blis­se­ment des para­mètres et acti­vi­té pré­pa­ra­toire possible

Il est indis­pen­sable de don­ner des para­mètres d’inspiration pour la créa­tion des chants d’oiseaux, en par­ti­cu­lier si l’atelier s’adresse à des participant·es qui n’ont pas d’expérience musi­cale. Si le temps le per­met, je sug­gère de faire une acti­vi­té pré­pa­ra­toire avec les participant·es pour défi­nir ces para­mètres, qu’on pour­ra ensuite mélan­ger et piger. Sinon, on peut four­nir des para­mètres sur des papiers à piger ou des « cocos » avec quelques para­mètres à l’intérieur.

Éta­blis­se­ment des para­mètres avec les participant·es :

Lors d’un remue-méninges, invi­tez les participant·es à pro­po­ser les para­mètres qui ser­vi­ront à créer des chants d’oiseaux. Tout est per­mis, puisque ce sont des oiseaux ima­gi­naires ! Voi­ci des sug­ges­tions de para­mètres avec quelques exemples pour ins­pi­rer les participant·es :

À quel son pour­rait res­sem­bler le chant de l’oiseau imaginaire ?

  • Un robi­net qui fuit ;
  • Quelqu’un qui fait des gargarismes ;
  • Le bruit des talons hauts qui claquent ;
  • Le vent qui bruisse dans les feuilles ;
  • Une voi­ture qui a de la dif­fi­cul­té à démarrer.

Quelle serait la famille cou­sine de l’oiseau ?

  • Poule ;
  • Per­ro­quet ;
  • Hibou ;
  • Aigle ;
  • Paon.

Dans quel habi­tat pour­rait vivre l’oiseau ?

  • Dans le sable ;
  • Sur la pla­nète Mars ;
  • Sous les toits d’une cathédrale ;
  • Sur des nénuphars.

Dans quelle situa­tion se trouve l’oiseau ?

  • Il prend son bain ;
  • Il ren­contre un rival ;
  • Il cherche une compagne ;
  • Il s’apprête à cou­ver son œuf.

Quelles ono­ma­to­pées pour­rait-on retrou­ver dans le chant de l’oiseau ?

  • Hi-ha-haaaa
  • Gloup ! Gla !
  • Tsîîîîk-tsi
  • Yong-yong-yong
  • Etc.
  1. Maté­riel nécessaire :
  • Haut-par­leur et téléphone ;
  • Appli­ca­tion Mer­lin Birds ;
  • Livres/photos d’oiseaux ;
  • Fou­lards de couleur.
  1. Notes à l’artiste-médiateur·rice

L’établissement d’une dyna­mique de groupe joyeuse et accueillante est pri­mor­dial pour le dérou­le­ment opti­mal de l’activité. Les participant·es doivent sen­tir qu’il s’agit d’une séance d’exploration col­lec­tive et non d’un cours de chant technique.

Encou­ra­gez par exemple les participant·es à pro­po­ser des idées, à faire preuve d’autodérision, à faire des folies … Il ne faut pas se prendre au sérieux et plu­tôt mettre son ego de côté !

Idéa­le­ment, l’activité se déroule dans la nature, dans un lieu où le groupe n’est pas obser­vé par des per­sonnes qui ne par­ti­cipent pas à l’activité. Cela évite la gêne que certain·es participant·es pour­raient res­sen­tir et leur per­met de plon­ger de manière plus natu­relle dans les acti­vi­tés proposées.

Pour plus d’informations ou pour toute ques­tion, contac­tez Fré­dé­rique Dro­let, sopra­no/ar­tiste-média­trice :

drolet.frederique[@]gmail.com

(514)569‑8120

www.frederiquedrolet.com

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