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Chelsea Mackinnon

  • 5 à 12 ans
  • Ainés
  • Intergénérationnel

6 sessions, 45 minutes each

  • Éducation
  • Associations communautaires

« Fountains of Uke »

description

Le pro­gramme « Foun­tains of Uke » est une ini­tia­tive basée à Hamil­ton, en Onta­rio, qui met en rela­tion des per­sonnes âgées vivant dans des mai­sons de retraite et des éta­blis­se­ments de soins de longue durée avec des élèves d’écoles pri­maires locales. L’objectif de ce pro­jet est de favo­ri­ser les liens inter­gé­né­ra­tion­nels en uti­li­sant la musique comme outil.

Prin­ci­paux processus

Le pro­gramme « Foun­tains of Uke » com­prend au total six visites entre les ani­ma­teurs et les par­ti­ci­pants. Cela per­met d’atteindre l’objectif de créa­tion de liens inter­gé­né­ra­tion­nels en offrant aux par­ti­ci­pants de mul­tiples occa­sions d’interagir. Cela per­met éga­le­ment aux ani­ma­teurs du pro­gramme d’adapter leurs acti­vi­tés musi­cales aux per­son­na­li­tés spé­ci­fiques des membres de leur groupe.

Bien que ce pro­jet ait un objec­tif glo­bal (créer des liens inter­gé­né­ra­tion­nels par la musique), les moyens pour y par­ve­nir sont mul­tiples. La musique est uti­li­sée de diverses manières au sein du pro­gramme pour favo­ri­ser ces liens.

Pour­quoi l’ukulélé ?

L’ukulélé (ou « Uke » en abré­gé) fait par­tie du nom du pro­gramme car il s’agit de l’un des prin­ci­paux moyens par les­quels la musique est uti­li­sée dans les dif­fé­rentes acti­vi­tés du pro­gramme. L’ukulélé fait par­tie du pro­gramme sco­laire de musique du pri­maire en Onta­rio, ce qui signi­fie que les élèves du pri­maire peuvent trans­po­ser leur appren­tis­sage hors de la salle de classe tra­di­tion­nelle vers un espace com­mu­nau­taire. L’ukulélé est un ins­tru­ment acces­sible, car il peut être uti­li­sé de mul­tiples façons (grat­ter à vide, jouer comme un tam­bour, jouer en duo avec un ami, etc.), ce qui en fait un excellent choix pour favo­ri­ser les liens entre les par­ti­ci­pants au programme.

Com­pé­tences des animateurs

Com­pé­tences en ani­ma­tion de pro­gramme : les ani­ma­teurs de ce pro­gramme doivent pos­sé­der d’excellentes com­pé­tences en ani­ma­tion, car ils gèrent plu­sieurs per­sonnes ayant des inté­rêts, des besoins et des capa­ci­tés variés. La taille typique des groupes est de 6 à 10 élèves du pri­maire et de 3 à 8 seniors par groupe.

Com­pé­tences inter­per­son­nelles : com­mu­ni­quer effi­ca­ce­ment avec les par­ti­ci­pants et les co-ani­ma­teurs est une com­pé­tence essen­tielle pour réus­sir en tant qu’animateur de « Foun­tains of Uke ». Recon­naître et accom­pa­gner les par­ti­ci­pants face aux émo­tions ou aux sou­ve­nirs qui sur­gissent au cours des acti­vi­tés musi­cales, tout en pré­ser­vant leur digni­té, contri­bue à garan­tir que l’espace du pro­gramme soit confor­table et sûr pour tous.

Créa­ti­vi­té : les ani­ma­teurs apprennent à connaître leurs par­ti­ci­pants au cours des pre­mières séances. Faire preuve de créa­ti­vi­té pour inté­grer les centres d’intérêt et les com­pé­tences des par­ti­ci­pants dans les futures acti­vi­tés du pro­gramme peut contri­buer à éta­blir des liens et à ren­for­cer la cohé­sion entre les générations.

Exemples d’activités et struc­ture du pro­gramme n° 1

1 – Acti­vi­té d’accueil et de pré­sen­ta­tion – « Musique : ceci ou cela ». Les ani­ma­teurs apportent des pho­tos ou des extraits audio de deux (ou plu­sieurs) styles musi­caux oppo­sés. Les par­ti­ci­pants font leur choix par­mi ces deux élé­ments (ou plus) et en dis­cutent. Les ani­ma­teurs peuvent invi­ter les par­ti­ci­pants à choi­sir leur option pré­fé­rée, celle qu’ils aiment le moins, celle qu’ils trouvent la plus inté­res­sante, etc., en fonc­tion des besoins et des capa­ci­tés du groupe. Par exemple, les ani­ma­teurs pour­raient mon­trer une pho­to d’un orchestre sym­pho­nique en train de jouer et une pho­to d’une per­sonne jouant du uku­lé­lé sur une plage. Autre exemple : deux extraits audio, l’un d’une chan­son sus­cep­tible d’être plus fami­lière aux par­ti­ci­pants plus âgés (Elvis, Glenn Mil­ler, Bing Cros­by, etc.) et l’autre d’une chan­son sus­cep­tible d’être plus fami­lière aux élèves (tube Dis­ney, pop grand public, bande ori­gi­nale de film) ; vous pou­vez éga­le­ment choi­sir deux chan­sons dif­fé­rentes connues des per­sonnes âgées ; les enfants auront des rai­sons valables de jus­ti­fier leur choix même s’ils ne connaissent pas ces mor­ceaux ! Ani­mez la dis­cus­sion une fois que tous les par­ti­ci­pants ont fait part de leur choix. Répar­tis­sez les par­ti­ci­pants en petits groupes selon les besoins.

2 – Bin­go musi­cal – divi­sez le groupe en plu­sieurs équipes inter­gé­né­ra­tion­nelles. À l’aide de cartes de bin­go pré-impri­mées com­por­tant des titres de chan­sons, des noms d’artistes ou des paroles, invi­tez chaque groupe à rem­plir sa carte de bin­go pen­dant que les ani­ma­teurs dif­fusent des extraits d’une play­list pré­éta­blie. Cette acti­vi­té peut être pro­lon­gée au-delà de la pre­mière équipe à réa­li­ser un bin­go en fixant comme objec­tif à une équipe d’obtenir le plus grand nombre de cases cochées.

3 – Pré­sen­ta­tion de l’ukulélé – Les élèves du pri­maire font équipe avec une per­sonne âgée dans le but de lui pré­sen­ter leur uku­lé­lé. En fonc­tion de l’âge des élèves, les ani­ma­teurs peuvent four­nir une courte liste de tous les « élé­ments » de l’ukulélé à pré­sen­ter aux per­sonnes âgées (par exemple : les cordes, les che­villes d’accordage, le corps, les frettes, cer­tains accords). Lors des séances sui­vantes, cela pour­rait ser­vir de base à une acti­vi­té « Apprendre une chan­son ensemble ».

4 – Adieux et clô­ture – les binômes inter­gé­né­ra­tion­nels sont invi­tés à par­ta­ger une chose qu’ils ont apprise ou appré­ciée au cours de la séance. Ils sont ensuite invi­tés à dire ce qu’ils attendent avec impa­tience lors de leur pro­chaine visite. Les ani­ma­teurs font un bilan avec l’ensemble du groupe.

Exemples d’activités et struc­ture du pro­gramme n° 2

1 – Accueil et acti­vi­té d’introduction – les ani­ma­teurs dif­fusent 3 extraits d’une minute cha­cun tirés de chan­sons entraî­nantes et invitent les par­ti­ci­pants à orga­ni­ser une soi­rée dan­sante. En fonc­tion du groupe et des capa­ci­tés de cha­cun, les ani­ma­teurs peuvent invi­ter les élèves du pri­maire à se fau­fi­ler à tra­vers le groupe pour repé­rer et saluer de la main l’un de leurs amis seniors ren­con­trés lors de la pré­cé­dente visite. Si cela convient, cette acti­vi­té peut prendre la forme d’une soi­rée dan­sante libre et ouverte à tous les par­ti­ci­pants et animateurs.

2 – Apprendre une chan­son ensemble – divi­sez le groupe en plu­sieurs équipes inter­gé­né­ra­tion­nelles. Si pos­sible, un ratio de 4 enfants pour 2 per­sonnes âgées ou de 5 enfants pour 2 per­sonnes âgées semble bien fonc­tion­ner. Dis­tri­buez des feuilles en gros carac­tères conte­nant les accords et les paroles d’une chan­son fami­lière aux per­sonnes âgées, telle que (mais sans s’y limi­ter) : « You Are My Sun­shine », « Row Row Row Your Boat », « Skip to my Lou ». Veillez à ce que les accords uti­li­sés dans la chan­son soient ceux que les élèves du pri­maire apprennent en cours de musique. Contac­tez le pro­fes­seur de musique du pri­maire pour vali­der le choix de la chan­son et les accords asso­ciés. L’objectif de l’activité est que les enfants apprennent à jouer la chan­son sur leurs uku­lé­lés, avec l’aide des per­sonnes âgées, qui peuvent chan­ter avec eux, tenir les feuilles d’accords et de paroles et leur indi­quer où ils en sont dans la chan­son, etc. Les ani­ma­teurs devront peut-être appor­ter un sou­tien plus ou moins impor­tant à chaque groupe, en fonc­tion de leurs capa­ci­tés, des liens qui se tissent et de leur aisance à jouer du uku­lé­lé et à chan­ter ! Offrez un contact visuel ras­su­rant, des encou­ra­ge­ments et une ani­ma­tion directe si nécessaire.

3 – Repré­sen­ta­tion – invi­tez chaque petit groupe à inter­pré­ter sa chan­son devant le reste des par­ti­ci­pants et des ani­ma­teurs. En fonc­tion des besoins du groupe, vous pou­vez choi­sir d’organiser une seule repré­sen­ta­tion en grand groupe ou plu­sieurs repré­sen­ta­tions en petits groupes. Les ani­ma­teurs peuvent accom­pa­gner les repré­sen­ta­tions de manière appropriée.

4 – Mon par­cours musi­cal – En tra­vaillant au sein des mêmes groupes inter­gé­né­ra­tion­nels, l’objectif de cette acti­vi­té est d’évoquer les expé­riences musi­cales qui ont mar­qué chaque par­ti­ci­pant, et de pas­ser d’une conver­sa­tion struc­tu­rée autour de ques­tions gui­dées à une conver­sa­tion plus libre. Cela per­met­tra de com­bler les fos­sés inter­gé­né­ra­tion­nels. Les ani­ma­teurs peuvent four­nir plu­sieurs fiches à chaque groupe, avec une ques­tion de dis­cus­sion écrite sur chaque fiche. Voi­ci, par exemple, trois idées de ques­tions de dis­cus­sion : 1) De quel(s) instrument(s) de musique avez-vous déjà joué ? Si vous n’avez jamais joué d’un ins­tru­ment, lequel aime­riez-vous essayer ? 2) Quel sou­ve­nir de votre vie est lié à la musique ? 3) Que signi­fie la musique pour vous ? Vous pou­vez invi­ter chaque groupe à abor­der ces ques­tions à son propre rythme.

5 – Adieux et clô­ture – En res­tant dans les mêmes groupes, les par­ti­ci­pants sont invi­tés à par­ta­ger ce qu’ils ont appris au cours de la séance d’aujourd’hui et à se dire au revoir. Les ani­ma­teurs font un résu­mé avec l’ensemble du groupe et pro­cèdent à la clôture.

Conseils pra­tiques pour la mise en œuvre

Consi­dé­ra­tions rela­tives au par­te­na­riat : l’idéal est de faire appel à une école et à une mai­son de retraite situées à quelques minutes à pied l’une de l’autre. Cela per­met aux élèves du pri­maire de se rendre à pied à la mai­son de retraite pour les séances du pro­gramme, ce qui réduit les obs­tacles finan­ciers et logis­tiques à la par­ti­ci­pa­tion au programme.

Calen­drier : gar­dez à l’esprit que l’école et la mai­son de retraite peuvent toutes deux avoir des contraintes d’horaires. Pré­voyez suf­fi­sam­ment de temps pour confir­mer le calen­drier avec les res­pon­sables de chaque lieu avant la date de début prévue.

Pla­ni­fi­ca­tion d’urgence : il est tout à fait pos­sible que les séances doivent être modi­fiées ou repro­gram­mées pour diverses rai­sons (épi­dé­mies et intem­pé­ries, pour n’en citer que quelques-unes). Main­te­nir une bonne com­mu­ni­ca­tion avec les inter­lo­cu­teurs de l’école et de la mai­son de retraite avant les séances per­met­tra de s’assurer que toutes les par­ties sont sur la même lon­gueur d’onde concer­nant le plan. Faites preuve de créa­ti­vi­té si vous ren­con­trez des obs­tacles. Par exemple, si les intem­pé­ries empêchent les enfants de se rendre à la mai­son de retraite, envi­sa­gez d’envoyer cer­tains ani­ma­teurs à l’école et d’autres à la mai­son de retraite afin que tous les par­ti­ci­pants puissent tout de même prendre part à un pro­gramme adapté.

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