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Nathan Gage

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École secondaire James Lyng : Une éducation ancrée dans la musique populaire

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Nathan Gage et ses élèves décrivent et ana­lysent leur tra­vail créa­tif en tant que musicien·nes, membres de groupes et pro­duc­trices et pro­duc­teurs dans leurs stu­dios d’enregistrement en classe.

Voi­ci la des­crip­tion d’un pro­gramme d’enseignement musi­cal au secon­daire qui s’appuie sur la musique popu­laire afin d’offrir aux élèves des expé­riences de créa­tion musi­cale enri­chis­santes. L’accent mis par le pro­gramme sur la créa­tion musi­cale culmine chaque année avec la sor­tie d’une « com­pi­la­tion (mix­tape) » de chan­sons ori­gi­nales com­po­sées par les élèves. Les mix­tapes actuelles et pas­sées sont dis­po­nibles sur www.upnextrecordings.com.

À l’école James Lyng, les élèves en musique choi­sissent entre deux « par­cours » selon leurs pré­fé­rences et leurs ambi­tions musicales :

  • Le par­cours « groupe », axé sur l’interprétation ins­tru­men­tale de musique rock et pop, ain­si que sur la com­po­si­tion et l’enregistrement collectifs ;
  • Le par­cours « stu­dio », où les élèves tra­vaillent indi­vi­duel­le­ment ou en petits groupes sur des pro­jets d’écriture de chan­sons, d’enregistrement ou de créa­tion de rythmes, prin­ci­pa­le­ment, mais pas exclu­si­ve­ment, dans les genres hip-hop ou R&B.

Ce pro­gramme n’est pas pré­sen­té comme un modèle à imi­ter abso­lu­ment, mais plu­tôt comme une illus­tra­tion des nom­breuses formes que peut prendre un pro­gramme axé sur les élèves et ancré dans la com­mu­nau­té, dans un contexte scolaire.

Qui

Bon­jour, je m’appelle Nathan Gage. Je vis et j’enseigne la musique dans le sud-ouest de Mont­réal, au Qué­bec. L’école secon­daire publique James Lyng accueille une petite popu­la­tion étu­diante diver­si­fiée, dont la majo­ri­té fait face à des défis impor­tants. Beau­coup de nos élèves sont issus de familles du quar­tier vivant sous le seuil de pau­vre­té. Notre école offre éga­le­ment des pro­grammes de sou­tien pour les élèves ayant des besoins par­ti­cu­liers et des troubles du com­por­te­ment. Envi­ron 80% de nos élèves sont « codés », c’est-à-dire qu’ils ou elles pré­sentent un trouble du com­por­te­ment ou une dif­fi­cul­té d’apprentissage. Voi­ci un article de recherche sur notre pro­gramme.

Voi­ci une vidéo de pré­sen­ta­tion de notre pro­gramme musi­cal : The High School With A Hip Hop Program.

Lorsque j’ai entre­pris de créer un pro­gramme axé sur la musique popu­laire, j’en suis venu à la conclu­sion que si je vou­lais sus­ci­ter l’intérêt de mes élèves, je devais leur don­ner le contrôle sur le type d’activités musi­cales pra­ti­quées, ain­si que sur les genres musi­caux à explorer.

Com­ment

L’infrastructure ini­tiale du pro­gramme a été finan­cée par un pro­jet de recherche de l’Université McGill. Un stu­dio d’enregistrement, de qua­li­té pro­fes­sion­nelle, a été ins­tal­lé dans le sous-sol de notre école secon­daire et, pen­dant les trois pre­mières années du pro­gramme, le bud­get du pro­jet de recherche a per­mis d’engager des pro­duc­trices et pro­duc­teurs, ain­si que des rap­peuses et rap­peurs avec les­quels j’ai col­la­bo­ré à la for­ma­tion de mes élèves en musique. Depuis la fin de la par­ti­ci­pa­tion de McGill il y a quatre ans, nous avons réus­si à main­te­nir en vie la vision du pro­gramme musi­cal, grâce à des sources de finan­ce­ment en constante évo­lu­tion – diverses sub­ven­tions aux­quelles nous avons accès en rai­son de notre sta­tut d’école « défa­vo­ri­sée », ain­si que des enve­loppes bud­gé­taires pro­ve­nant de notre conseil scolaire.

Le pro­gramme en sons et en images

Créa­tion musi­cale au stu­dio James Lyng

Cette vidéo pré­sente des élèves à l’œuvre dans un cours type de notre volet « stu­dio ». Les élèves de ce volet se consacrent presque exclu­si­ve­ment à des pro­jets de créa­tion : créa­tion de trames sonores (beat­ma­king) ou écri­ture et enre­gis­tre­ment de chan­sons ori­gi­nales. Ils et elles tra­vaillent indi­vi­duel­le­ment ou en petits groupes.

Créa­tion ins­tru­men­tale à James Lyng

Cette vidéo pré­sente un aper­çu du tra­vail créa­tif réa­li­sé dans le cadre de notre volet « band ». Bien qu’une grande par­tie de l’année sco­laire soit consa­crée à l’apprentissage de reprises de chan­sons pop et rock, chaque classe de musique com­pose et enre­gistre annuel­le­ment une chan­son qui figu­re­ra sur la com­pi­la­tion. Les chan­sons sont écrites en col­la­bo­ra­tion par l’ensemble du groupe.

Cette vidéo met en lumière deux groupes. Le pre­mier est ma classe de secon­daire 1. Les élèves avaient déjà com­po­sé des accords et un riff pour deux sec­tions de la chan­son. L’une était une pro­gres­sion d’accords que nous avons com­po­sée col­lec­ti­ve­ment en ana­ly­sant et en réar­ran­geant les accords de la chan­son Just The Two Of Us de Bill Withers. La classe a sug­gé­ré et essayé plu­sieurs com­bi­nai­sons d’accords avant de voter pour une pro­gres­sion d’accords finale. L’un des gui­ta­ristes a pro­po­sé un riff pour la deuxième par­tie de la chan­son. Les élèves avaient éga­le­ment écrit quatre vers ins­pi­rés de leur expé­rience du confi­ne­ment. Pour écrire ces paroles, ils et elles ont fait un remue-méninges pour trou­ver des mots et expres­sions en rap­port avec le thème, puis les ont uti­li­sés pour créer une série de rimes suivies.

La vidéo com­mence par mon­trer quelques élèves en train d’enregistrer des mélo­dies en MIDI sur une « maquette » des deux sec­tions que j’avais pré­pa­rées. Le cla­vier a été para­mé­tré pour que les élèves puissent se concen­trer sur les touches blanches pour créer leurs mélo­dies. C’est une méthode que j’utilise avec mes plus jeunes élèves afin que leur créa­ti­vi­té ne soit pas entra­vée par des consi­dé­ra­tions tech­niques. Une fois que toutes et tous les élèves volon­taires ont enre­gis­tré, nous réécou­tons les prises et ten­tons d’identifier les meilleurs pas­sages pour essayer d’adapter nos paroles aux mélo­dies des élèves.

Cette vidéo illustre un moment inté­res­sant où l’un de mes élèves se fixe sur une com­bi­nai­son de paroles (« je ne savais même pas ») et de mélo­die, et sug­gère de les répé­ter. Cer­tains de ses cama­rades de classe s’y opposent, car la répé­ti­tion ne concorde pas avec les paroles déjà créées par la classe. Les élèves doivent alors trou­ver un com­pro­mis (la com­po­si­tion col­lec­tive à son meilleur !).

Le deuxième groupe pré­sen­té dans la vidéo est ma classe de secon­daire 3. Contrai­re­ment à la classe de secon­daire 1, ces élèves ont choi­si de ne pas écrire de paroles avant d’avoir com­po­sé des mélo­dies. Mes élèves de secon­daire 3 sont plus expérimenté·es et à l’aise avec leurs ins­tru­ments. La pro­gres­sion d’accords a été com­po­sée par l’un des élèves.

Ce que signi­fie une édu­ca­tion musi­cale réus­sie à James Lyng

Voi­ci une vidéo dans laquelle deux de mes élèves et moi-même réflé­chis­sons à ce qui défi­nit une édu­ca­tion musi­cale réus­sie dans le contexte d’un pro­gramme axé sur la musique popu­laire et le choix de l’élève (trans­crip­tion du 27 juin 2022) :

Nathan Gage : « En tant que pro­fes­seur de musique, une ques­tion qui revient sou­vent dans le milieu de l’éducation musi­cale – ou en tant qu’enseignant·es en géné­ral – c’est de se deman­der ce qui consti­tue une bonne édu­ca­tion. On com­mence à réflé­chir à ce qu’est une per­sonne ins­truite : quelles sont ses qua­li­tés ou ses connais­sances acquises, qu’est-ce qui fait qu’elle a reçu une bonne édu­ca­tion, n’est-ce pas ? De même, comme pro­fes­seur de musique, on se demande ce qui fait qu’une per­sonne pos­sède une solide culture musi­cale, quelles sont les connais­sances qu’elle doit pos­sé­der ? Je pense que tra­di­tion­nel­le­ment – et cer­tains y croient encore – il existe un ensemble de règles éta­blies par un groupe de vieux bon­hommes blancs, qui sti­pulent que vous devez être capable de lire la musique, la nota­tion tra­di­tion­nelle, que vous devez savoir jouer par­fai­te­ment d’un ins­tru­ment, connaître tout un tas d’expressions ita­liennes, ce genre de choses.

Donc, en ce qui nous concerne, nous pro­po­sons un pro­gramme de musique popu­laire, dont l’objectif prin­ci­pal est de nous lais­ser gui­der par les aspi­ra­tions musi­cales des élèves. L’idée, selon moi, lorsqu’on réflé­chit à ce qui consti­tue une solide for­ma­tion musi­cale, c’est qu’il y a peut-être des cri­tères abso­lus, mais cela dépend sur­tout de ce que l’élève sou­haite faire : quelle place l’élève sou­haite accor­der à la musique dans sa vie après le secondaire ?

Ma pre­mière ques­tion pour vous est la sui­vante : selon vous, qu’est-ce qui fait qu’une per­sonne pos­sède une bonne culture musi­cale ? Quels sont les élé­ments qui pour­raient entrer en ligne de compte ? Et le second volet de ma ques­tion est le sui­vant : quelle place voyez-vous la musique occu­per dans votre vie après le secon­daire ? En tant qu’école de musique, est-ce qu’on fait notre part pour vous ame­ner là où vous vou­lez être ? Sur le plan musi­cal, pour l’après-secondaire ? Vous voyez ce que je veux dire ? Alors, quelle est votre opi­nion sur la pre­mière par­tie de ma question ? »

Élève 1 : « Pour la pre­mière par­tie, je pense que savoir jouer avec les autres ou apprendre à le faire est une com­pé­tence super impor­tante. Je suis tout à fait d’accord avec vous : on n’a pas besoin de savoir lire la musique pour être bon dans ce qu’on fait. Par contre, je pense que quand on com­mence à avoir un niveau plus avan­cé, ça aide vrai­ment de savoir faire cer­taines de ces choses-là. Peut-être pas lire la musique, mais les gammes, ou ce genre de choses, je trouve que c’est impor­tant dans l’apprentissage. »

Nathan Gage : « Donc tu as appris à lire les tabla­tures. Tu sais lire les tabla­tures et je crois que tu as appris à le faire ici, n’est-ce pas ? Est-ce que tu penses que c’est impor­tant ? Quand on parle de lire la musique, ça en fait par­tie. Alors penses-tu qu’à l’avenir tu iras sur inter­net, cher­cher un mor­ceau et apprendre à le jouer ? »

Élève 1 : « Je pense que toutes ces choses sont cer­tai­ne­ment utiles, mais on n’est pas vrai­ment obli­gé de les faire si on n’en a pas envie, parce que je pense qu’en fait, la musique ça devrait d’abord être un plai­sir. Dès qu’on s’impose quelque chose, cela devient une cor­vée et ce n’est plus du tout amu­sant. C’est pour ça que si on ne s’amuse pas en fai­sant de la musique, on ne fait pas grand-chose fina­le­ment. Ça rejoint ce que je disais tout à l’heure : quand on com­mence à pro­gres­ser, qu’on com­mence à com­prendre ce qu’on fait, alors oui, ça aide cer­tai­ne­ment. Mais je ne pense pas que ce soit for­cé­ment néces­saire si on veut juste s’amuser en jouant de la musique. »

Élève 2 : « Il a tout dit, en gros. Tout ce qui me pas­sait par la tête. Il m’a car­ré­ment enle­vé les mots de la bouche ! » (rires)

La créa­tion musi­cale à James Lyng

Dans cette vidéo, Jason New­co­men, notre inter­ve­nant en stu­dio, et moi-même dis­cu­tons de l’importance de la com­po­si­tion et de la créa­tion musi­cale dans le pro­gramme de musique à James Lyng, ain­si que de nos aspi­ra­tions pour l’éducation musi­cale au sens large.

Nathan Gage : « Je suis ici avec Jason New­co­men, notre inter­ve­nant en stu­dio. Il tra­vaille en stu­dio avec les élèves qui sou­haitent se spé­cia­li­ser en hip-hop et R&B. J’ai pen­sé qu’il serait inté­res­sant de l’inviter à par­ti­ci­per à cette conver­sa­tion : qu’est-ce qui vous a ame­né à inté­grer la créa­tion musi­cale dans votre pra­tique péda­go­gique ? Je vais peut-être commencer.

Pour moi, cela va de pair avec l’idée d’un pro­gramme d’éducation musi­cale popu­laire ; un pro­gramme qui cherche à faire entendre la voix des élèves. L’un des aspects de la révo­lu­tion de la musique popu­laire rési­dait dans le fait que l’interprète pou­vait être l’auteur-compositeur (ou autrice-com­po­si­trice), que l’interprète pou­vait être le ou la compositeur·rice. Cela se dis­tingue de la musique clas­sique où l’on retrouve le/la compositeur·rice et le/la chef·fe d’orchestre, avec les inter­prètes en-des­sous. Les rôles se sont inver­sés, notam­ment avec le punk rock dans les années 70 ; avec l’idée qu’il n’était pas néces­saire de savoir bien jouer de la gui­tare. Il suf­fi­sait de prendre une gui­tare et, si la chan­son déga­geait suf­fi­sam­ment de pas­sion et avait la bonne accroche, elle pou­vait encore être écou­tée 40 ou 50 ans plus tard.

De par mon par­cours de musi­cien et d’interprète, com­po­ser et m’exprimer à tra­vers la musique ont tou­jours été essen­tiels à ma propre pra­tique musi­cale. Je sou­hai­tais trans­mettre cela à mes élèves. Côté ins­tru­ments, pour ce qui est de la for­ma­tion de groupe, nous appre­nons beau­coup à jouer de nos ins­tru­ments en repre­nant des mor­ceaux rock et pop. En stu­dio, par contre, presque tout est consa­cré à la créa­tion. C’est tout ce que l’on y fait : écrire des chan­sons, créer des beats, tout ce qui touche à la création. »

Jason New­co­men : « Au cours des dix der­nières années, le maté­riel et les logi­ciels d’enregistrement sont deve­nus tel­le­ment acces­sibles dans le milieu du hip-hop que les plus grands artistes au monde com­posent dans leur sous-sol avec le même équi­pe­ment que celui que nous uti­li­sons. C’est une chance pour les jeunes de mon entou­rage d’acquérir une com­pé­tence qu’ils et elles pour­ront conti­nuer à déve­lop­per par la suite, et culti­ver avec pas­sion sur leur temps per­son­nel. Je viens d’une époque où il fal­lait éco­no­mi­ser pour pou­voir se payer du temps en stu­dio ; il fal­lait payer quelqu’un qui allait vrai­sem­bla­ble­ment trans­for­mer notre musique en quelque chose de dif­fé­rent. Je veux sim­ple­ment don­ner à ces jeunes les moyens d’agir en leur mon­trant que c’est une chose qu’ils et elles sont capables de faire eux-mêmes avec des outils très simples, et leur offrir l’occasion d’exercer leur liber­té de créa­tion et leur liber­té d’expression. »

Nathan Gage : « Pour moi, c’est pri­mor­dial. Si nous reve­nons au para­digme clas­sique – le com­po­si­teur, le chef d’orchestre, les inter­prètes – et à quel point ce modèle est ancré dans l’éducation musi­cale tra­di­tion­nelle, il faut réflé­chir à ce que cela pro­duit chez les élèves. En nous concen­trant autant sur la musique de la culture domi­nante, nous ne fai­sons que ren­for­cer cette culture. Il faut pen­ser à mes élèves, à un corps étu­diant très diver­si­fié, et à l’effet que cela a sur eux. Cela revient essen­tiel­le­ment à pla­cer sur un pié­des­tal une culture qui n’est pas la leur ; on peut ima­gi­ner ce qu’ils et elles res­sen­ti­ront à la longue. C’est pour­quoi je pense que c’est si impor­tant. J’espère que ce que nous fai­sons, et ce que nous essayons de faire en per­ma­nence, c’est de ren­ver­ser ce para­digme pour pla­cer l’élève au som­met, afin que sa voix et ses pré­fé­rences musi­cales soient le fon­de­ment même de toute son éducation.

Je sais que l’éducation musi­cale a beau­coup évo­lué de manière géné­rale et que nombre d’enseignant·es s’efforcent d’intégrer des musiques issues de dif­fé­rentes cultures, mais je conti­nue de pen­ser que la struc­ture inhé­rente au para­digme de la musique clas­sique reste extrê­me­ment ancrée dans l’enseignement musi­cal et qu’il est très dif­fi­cile de s’en affran­chir. Pour moi, c’est pour­quoi il est pri­mor­dial de mener à bien ces pro­jets de créa­tion car, natu­rel­le­ment, lorsque l’élève crée et s’appuie sur son vécu ou essaie de l’exprimer à tra­vers une chan­son, cela le place au centre du pro­ces­sus, de sorte que ses propres expé­riences se trouvent ain­si validées. »

Bio­gra­phie

Nathan Gage (il/lui) est un pro­fes­seur de musique qui vit et tra­vaille à Mont­réal, au Qué­bec. Ayant embras­sé cette pro­fes­sion sur le tard, il tire par­ti d’une riche expé­rience dans l’industrie musi­cale, tant comme inter­prète que comme com­po­si­teur. Titu­laire d’un bac­ca­lau­réat en com­po­si­tion musi­cale, il pos­sède de nom­breuses années d’expérience en tant que musi­cien de jazz pro­fes­sion­nel, à la contre­basse et à la basse élec­trique. Il a effec­tué de nom­breuses tour­nées en Amé­rique du Nord et en Europe avec les groupes de rock indé­pen­dant Shapes & Sizes (Asth­ma­tic Kit­ty Records) et Elfin Saddle (Constel­la­tion Records). Il a fon­dé, été le gérant et le pro­prié­taire de Pho­no­po­lis, un dis­quaire indé­pen­dant que la Mon­treal Gazette a qua­li­fié d’« ins­ti­tu­tion de la scène musi­cale mont­réa­laise ». Il a ven­du la bou­tique au début de sa car­rière d’enseignant. Pas­sion­né par l’enseignement des musiques popu­laires et l’éducation musi­cale cen­trée sur l’élève, Nathan s’efforce de pour­suivre sa propre for­ma­tion en tant que pro­fes­seur de musique.

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