CNMN > Projects > solidARiTé: l’action musicale dans l’espace public

Liberté-Anne Lymberiou

See profile

  • Ouvert (définition : partitions pour une instrumentation non spécifiée)
  • Voix
  • soft mallets, home-made soft mallets
  • Intergénérationnel

10 minutes pour les explications et les questions ; durée libre pour la performance

  • Éducation
  • Associations communautaires
  • Services sociaux
  • actions politiques
  • Diversité
  • Écologie
  • Famille
  • Féminisme
  • Mémoire

solidARiTé: l’action musicale dans l’espace public

description

« soli­dA­Ri­Té » est un pro­jet musi­cal par­ti­ci­pa­tif qui englobe autant l’im­pro­vi­sa­tion musi­cale, la per­for­mance publique, l’in­te­rac­tion avec l’art public et même la soli­da­ri­té et l’ac­tion politique.

Les condi­tions néces­saires à « soli­dA­Ri­Té » sont simples et  per­mettent une acces­si­bi­li­té et une faci­li­té à s’approprier le for­mat aux fins des propres inter­ven­tions musi­cales dans l’es­pace public.

Ce qu’il faut :

  1. Une sculp­ture ou une struc­ture* dont les maté­riaux résonnent lors­qu’on la frappe.

  2. Un groupe de par­ti­ci­pant·es (2 per­sonnes ou plus) : les par­ti­ci­pant·es n’ont pas besoin de for­ma­tion musi­cale, mais ils doivent être capables de suivre des ins­truc­tions et d’exé­cu­ter (pas néces­sai­re­ment par­fai­te­ment) au moins des motifs ryth­miques simples et de se coordonner.

    1. Pos­sé­der une mobi­li­té mini­male pour se tenir debout ou être suf­fi­sam­ment proche de la sculp­ture en question ;

    2. Être capable d’u­ti­li­ser un objet pour frap­per dou­ce­ment la sculpture ;

    3. Âge recom­man­dé : 8 ans et plus.

 

  1. Un·e ou deux chef·fes de groupe (selon la taille du groupe). Idéa­le­ment, la ou le chef de groupe est un·e bat­teur·euse ou un·e musi­cien·ne ayant une cer­taine aisance avec l’in­ven­tion de motifs ryth­miques, l’ex­plo­ra­tion tex­tu­rale, la direc­tion d’é­quipe et l’im­pro­vi­sa­tion structurelle.

  2. Maillets souples** (un seul maillet ou une paire) par par­ti­ci­pant·e

 

COMMENT FAIRE :

La struc­ture musi­cale repose sur un for­mat de type « suivre le chef » ou « appel et réponse ». Dans sa forme la plus simple, la ou le chef·fe de groupe est char­gé·e d’in­ven­ter les motifs ryth­miques que le groupe copie­ra et joue­ra à l’u­nis­son. Selon la taille du groupe et les capa­ci­tés de chaque par­ti­ci­pant·e, la per­for­mance peut être divi­sée en sous-groupes jouant des mor­ceaux contras­tés, enri­chis­sant ou com­plexi­fiant ain­si le pay­sage sonore. La tex­ture et le timbre sont des para­mètres riches à explo­rer, outre le rythme lui-même. Chaque sculp­ture ou struc­ture offri­ra un timbre unique avec lequel jouer.

L’im­pro­vi­sa­tion est, pour cer­tains, la manière la plus simple de réa­li­ser cette inter­ven­tion musi­cale. Cepen­dant, cer­tain·es chef·fes peuvent choi­sir de pré­pa­rer leurs motifs ou leurs idées à l’avance.

Fon­da­men­ta­le­ment, ce for­mat peut être uti­li­sé sim­ple­ment pour le plai­sir de la créa­tion musi­cale, de l’ex­plo­ra­tion sonore et de la créa­tion col­lec­tive, ou bien comme pré­texte ou effort col­lec­tif pour une action poli­tique. Et bien sûr le tout en com­bi­nai­son. La forme et la pro­po­si­tion sont suf­fi­sam­ment simples pour s’a­dap­ter à divers contextes et besoins.

 

*Aver­tis­se­ment : cer­taines sculp­tures pré­sentes dans l’es­pace public peuvent appar­te­nir à de tierces par­ties, et non à la ville ou à la muni­ci­pa­li­té. Inter­agis­sez à votre guise et soyez prêt·es à expli­quer votre acti­vi­té aux agent·es de sécu­ri­té pri­vée ou aux forces de l’ordre.

**L’u­ti­li­sa­tion de maillets souples pro­tège les struc­tures des rayures et des chocs.

Mon processus : Comment j’ai créé « solidARiTé »

Au fil des ans, j’ai pris l’ha­bi­tude de « taper » sur de jolis objets pour en obser­ver le son. J’ai ain­si spon­ta­né­ment explo­ré diverses sculp­tures sonores, et cela est res­té une curio­si­té et un plai­sir per­son­nels. Je suis par­ti­cu­liè­re­ment fas­ci­née depuis de nom­breuses années par la fon­taine de Rio­pelle « La Joute » pour sa taille impo­sante et sa beau­té, ain­si que pour son timbre par­ti­cu­liè­re­ment riche et varié. J’ai rêvé d’une com­po­si­tion à grande échelle uti­li­sant des artistes vivants et des méca­nismes robo­ti­sés … mais tous ces fan­tasmes étaient hors de ma por­tée. J’ai essayé d’i­ma­gi­ner une manière plus simple d’in­te­ra­gir avec la sculp­ture, mais je me suis retrou­vée coin­cée avec le besoin de « com­po­ser » quelque chose.

Paral­lè­le­ment, j’ai res­sen­ti un besoin crois­sant d’u­ti­li­ser la musique dans l’es­pace public pour expri­mer ma soli­da­ri­té face aux nom­breuses atro­ci­tés d’au­jourd’­hui. Pour ma part, ce qui m’a le plus indi­gnée ce sont le géno­cide en Pales­tine et les dépor­ta­tions aux États-Unis et ailleurs, même si l’in­jus­tice et la vio­lence ne manquent pas dans ce monde et que toutes les luttes sont interconnectées.

 

Sou­dain, ces deux besoins et dési­rs se sont croi­sés. J’ai pu créer de la musique avec la sculp­ture dans le cadre d’une action poli­tique spon­ta­née. Uti­li­ser l’im­pro­vi­sa­tion comme expres­sion musi­cale était le moyen le plus simple de concré­ti­ser l’i­dée et de mobi­li­ser davan­tage de per­sonnes dans un for­mat simple et sans pré­pa­ra­tion. De cette façon, j’ai pu sol­li­ci­ter des musi­cien·nes et des non-musi­cien·nes, ce qui était plus per­ti­nent pour l’in­ten­tion poli­tique et col­lec­tive de l’intervention.

 

L’as­pect poli­tique de l’œuvre se résu­mait à por­ter, pen­dant la per­for­mance, des ban­de­roles fabri­quées pré­cé­dem­ment, afin que les pas­sant·es sachent ce que nous évo­quions et pour mon­trer clai­re­ment que nous ne fai­sions pas de la musique sim­ple­ment pour le plai­sir (rien de mal à cela, d’ailleurs !). Spon­ta­né­ment, et par le hasard des cir­cons­tances, la voix et le chant ont pris une place impor­tante dans cette per­for­mance. Comme j’a­vais déjà annon­cé cette pos­si­bi­li­té et connais­sant le poten­tiel des par­ti­ci­pant·es, je n’ai pas été sur­prise que cela se pro­duise. En revanche, j’ai été sur­prise par la manière dont cela s’est dérou­lé, par ce qui s’est pas­sé et par la force émo­tion­nelle du moment.

 

La cap­ture vidéo était inten­tion­nelle, l’ob­jec­tif étant de par­ta­ger lar­ge­ment l’ac­tion en ligne, au-delà du moment en direct obser­vé par les pas­sant·es et pro­fon­dé­ment par­ta­gé par les par­ti­ci­pant·es.

lire la suite +

Vidéo

Galerie d'images

Recent PostsArchives