Louise Campbell
- Ouvert (définition : partitions pour une instrumentation non spécifiée)
- Objets trouvés ou matériel artistique
- Petite enfance
- 5 à 12 ans
- 13 à 18 ans
- Adultes
- Ainés
- Intergénérationnel
One one-hour workshop or one month residency
- Éducation
- Associations communautaires
- Santé
- Écologie
- La santé mentale
Sortir au grand air : créer de la musique inspirée par la nature
description
Que votre école ou votre organisme communautaire se trouve dans une région urbaine, rurale ou éloignée, l’environnement naturel est plein d’inspiration pour la créativité et l’apprentissage. Louise Campbell invite les participant·es à l’exploration et à la reconnexion avec leur environnement naturel grâce à des promenades sensorielles dans la cour de l’école, les parcs publics, ou encore depuis votre propre perron, balcon ou arrière-cour, à travers des activités inspirées par la musique.
Sortir au grand air : créer de la musique inspirée par la nature est une activité de médiation culturelle pour Sources, un album et une installation musicale inspirée par la Voie maritime du Saint-Laurent.
PERMIÈRE PARTIE : Balades sensorielles
Les balades sensorielles sont une variante des balades sonores, c’est-à-dire des promenades au cours desquelles les participant·es portent leur attention sur les sons qui les entourent. Pour les besoins de ce projet, les participant·es sont invité·es à solliciter trois sens : l’ouïe, la vue et le toucher (consulter le PDF téléchargeable pour une fiche d’activité imprimable).
Matériel :
- Stylo
- Impression d’un document d’observation à distribuer (voir le fichier PDF téléchargeable)
- Vêtements et chaussures adaptés à la météo
Commencez par l’endroit où vous vous trouvez :
- Demandez aux participant·es de prêter attention à leur environnement et de noter :
- Un son qu’elles et qu’ils entendent (par exemple, un éternuement, un coup de klaxon, un gazouillis d’oiseau, etc.) ;
- Un objet qu’elles et qu’ils voient (par exemple, un stylo, un ami, une voiture, un arbre) ;
- Une sensation qu’elles et qu’ils ressentent (par exemple une brise sur leur peau, de la chaleur, du froid, etc.). N.B. Les participant·es interprètent souvent cela comme une émotion, ce qui est tout aussi bien.
- Demandez à des volontaires de partager l’une de leurs observations.
- Notez les similitudes et les différences entre les observations des volontaires. Insistez sur l’observation des sons et des sensations – sinon, la plupart des observations seront basées sur la vue. Encouragez l’observation avec plus de détails (par exemple : « J’ai aussi entendu la voiture klaxonner – à quelle distance pensez-vous qu’elle se trouvait ? » ; « J’ai raté l’oiseau – pouvez-vous me décrire son chant ? » ; « De quelle couleur était la voiture que vous avez vue ? Pouvez-vous décrire le bruit qu’elle faisait ? »).
- Expliquez le concept d’une balade sensorielle – une promenade silencieuse au cours de laquelle chaque personne observe ce qu’elle entend, voit et ressent. Demandez aux participant·es de nommer des lieux dont l’aspect, le son et l’atmosphère diffèrent de l’endroit où elles et ils se trouvent actuellement.
- Réfléchissez ensemble à des itinéraires et des destinations possibles où votre groupe aimerait faire une promenade sensorielle. Par exemple :
- À l’école : traversez les couloirs de l’école, passez devant le gymnase et sortez par les portes d’entrée ; destination : la cour de récréation ;
- Dans le quartier : sortez par la porte d’entrée et descendez la rue jusqu’à la ruelle ; destination : à mi-chemin de la ruelle, aussi loin que possible de la circulation urbaine ;
- Au parc : sur ou en dehors des sentiers, à proximité et loin de l’eau, des arbres et de la circulation.
- Une fois que l’itinéraire et la destination ont été décidés :
- Remettez une feuille d’observation et un stylo ou un crayon à chaque participant·e.
- Pour les promenades sensorielles en plein air, prévoyez des vêtements et des chaussures adaptés à la météo.
Balade sensorielle :
Rappelez aux participant·es que le but est de faire des observations sans parler. Le partage aura lieu à la fin de la promenade sensorielle.
- Les participant·es notent leurs observations tout au long de la balade, en s’arrêtant si nécessaire. Arrêtez-vous quelques minutes le long du parcours dans deux ou trois endroits particulièrement intéressants. Ces pauses peuvent être prédéterminées ou spontanées, au gré de tout événement inattendu qui se produirait en cours de route.
- À destination, arrêtez-vous et continuez à observer pendant 4 à 5 minutes. Demandez aux volontaires de partager une ou deux observations de ce qu’elles et ils ont entendu, vu et ressenti au cours de la balade sensorielle.
- Partez pour de multiples balades sensorielles ! Expérimenter avec :
- Des destinations et itinéraires différents ;
- Des espaces intérieurs et extérieurs ;
- Des moments de la journée et des saisons différentes.
Conseils :
- Désignez une personne pour mener et une autre pour se tenir à la fin du groupe. La personne qui mène marche relativement lentement afin que les participant·es aient la possibilité d’écrire leurs observations et que le groupe reste groupé. La personne à la fin du groupe garde un œil sur le parcours et le reste du groupe afin que les participant·es qui ont le plus à écrire ne soient pas laissés derrière. La personne qui mène et celle à la fin du groupe doivent toutes deux connaître l’itinéraire et la destination.
- Assurez-vous que toutes et tous les participant·es sachent à l’avance où vous allez et combien de temps durera l’activité. Cela les aidera à comprendre combien de temps elles et ils sont invité·es à observer sans discuter.
- Tenez compte de la distance du parcours. Grâce à la fiche d’activité et un parcours varié, j’ai constaté que les participant·es restent attentives et attentifs jusqu’à 20 minutes sans parler, selon leur âge. Si la jazzette commence (ce qui se produit généralement par curiosité pour les observations de l’autre), accordez-leur quelques minutes pour partager avec un ami ou pour échanger en groupe.
- Adaptez la durée à votre groupe. Je préfère commencer par plusieurs périodes d’observation de courte durée, en donnant aux participant·es la possibilité de partager leurs observations, afin qu’elles et qu’ils comprennent rapidement à quel point celles-ci peuvent varier d’une personne à l’autre. Au fur et à mesure que l’activité se poursuit, j’allonge généralement le temps d’observation pour les lieux que les participant·es jugent comme particulièrement intéressants.
- Lors de chaque pause le long de la balade sensorielle, indiquez pendant combien de temps vous allez observer votre environnement (par exemple, 3 minutes). Utilisez un support visuel pour vous situer dans le temps afin d’éviter la sempiternelle question « combien de temps encore ? ».
DEUXIÈME PARTIE : Imaginer un lieu à partir de la musique
Tout en écoutant une pièce de musique déjà composée, telle que l’œuvre de Louise intitulée Songbird, afin de trouver l’inspiration, demandez aux participant·es de créer un lieu imaginaire et de le décrire à travers leurs observations visuelles, auditives et sensorielles. Les observations issues des promenades sensorielles peuvent être utilisées si nécessaire. Certain·es participant·es combinent et associent les observations provenant de multiples promenades sensorielles pour créer un nouveau lieu imaginaire ; d’autres modifient ou adaptent ces observations ; d’autres encore se lancent dans le récit d’un événement ou d’un lieu de leur passé, tandis que d’autres inventent un monde entièrement nouveau à partir d’observations inédites. Toutes ces approches sont valables. Une fois que les participant·es sont prêt·es, demandez aux volontaires de décrire leur lieu imaginaire aux autres.
« Fermez les yeux et imaginez cette scène : vous marchez le long des rives de sable rouge et orange vif des Îles-de-la-Madeleine … Prêtez attention aux sons, au vent, observez puis recueillez certains de ces sons et façonnez-les pour en faire une histoire. Cela fait partie de ce qu’il se passe à l’école de la Grosse-Île avec la médiatrice culturelle Louise Campbell … » – Alison Brunette, CBC Breakaway (2019).
Pour découvrir des exemples de processus créatifs mis en œuvre par différents groupes, consultez les ressources médias ci-dessous :
- November Storm, une pièce radiophonique créée par des élèves de 7e année de l’école Grosse-Île, aux Îles-de-la-Madeleine.
- Taking It Outside, un vidéoclip réalisé par des élèves scolarisé·es à domicile au Québec, mettant en scène des lieux imaginaires inspirés par des promenades sensorielles et par l’œuvre Songbird de Louise.
- Images prises lors de balades sensorielles.
Cette activité s’inscrit dans le cadre des actions de médiation culturelle autour de Sources, l’album solo et l’installation extérieure de Louise, mettant en vedette des musiques inspirées de la Voie maritime du Saint-Laurent. Des processus de cocréation basés sur des balades sensorielles ont donné lieu à des paysages sonores improvisés, des œuvres radiophoniques et des balados, ainsi que l’album Sources. Les écoles et organismes intéressés sont invités à communiquer avec Louise à l’adresse mlouisecampbell[@]gmail.com pour plus de détails. La médiation culturelle est disponible en personne et virtuellement via zoom.
Écoutez des extraits de l’album. L’album et l’installation Sources sont soutenus par le Conseil des Arts du Canada, la Ville de Montréal et le programme « Montréal culturelle, verte et résiliente », Innovations en concert, Audiotopie, Bradyworks / Instruments of happiness, ainsi que Ville en vert et la TOHU.
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