CNMN > Projects > Piece of Mind — comprendre et communiquer la maladie de Parkinson à travers la musique et la poésie

Naila Kuhlmann, Lili Saint Laurent, Caroline Barbier de Reulle

  • Ouvert (définition : partitions pour une instrumentation non spécifiée)
  • Voix
  • Instruments acoustiques
  • Adultes
  • Ainés

This can vary, but would work best over a series of 1-2 hour sessions (over weeks or months).

  • Éducation
  • Santé

Piece of Mind — comprendre et communiquer la maladie de Parkinson à travers la musique et la poésie

description

Contexte

Au sein du pro­jet Piece of Mind, nous décri­vons la créa­tion d’un ate­lier col­la­bo­ra­tif visant à mettre en musique, puis en scène, un poème sur l’expérience vécue de la mala­die de Par­kin­son (MP). Pour débu­ter, la musi­cienne Caro­line Bar­bier de Reulle a com­po­sé une chan­son en se basant sur le texte ori­gi­nal de l’autrice Lili Saint Laurent et en s’inspirant des échanges avec d’autres participant·es du pro­jet Piece of Mind. Le pro­ces­sus de créa­tion a ensuite néces­si­té plu­sieurs modi­fi­ca­tions de la par­tie musi­cale pour fina­le­ment inclure les nom­breuses voix de notre pro­jet et deve­nir le point de départ de la scène finale du spec­tacle Piece of Mind : Sur le fil.

Nous par­ta­geons ci-des­sous notre démarche de cocréa­tion en espé­rant qu’elle pour­ra être adap­tée à d’autres textes et contextes.

Des­crip­tion

OBJECTIF : mettre en lumière une expé­rience vécue (dans notre cas, la mala­die de Par­kin­son) en uti­li­sant dif­fé­rentes formes d’expression artis­tique. Tout en res­tant à l’écoute des autres et dans l’esprit du res­sen­ti, l’idée était d’ajouter de nou­velles dimen­sions en mélan­geant les styles artis­tiques et divers points de vue.

 : sur une pla­te­forme vir­tuelle comme Zoom, en com­mu­ni­ca­tion directe (mes­sa­ge­rie, télé­phone, cour­riel), et/ou en personne.

DURÉE : Mini­mum requis, plu­sieurs ses­sions d’environ 1–2 heures éta­lées sur plu­sieurs semaines ou mois. Il est impor­tant dans un pro­ces­sus de col­la­bo­ra­tion, tel que celui-ci, de prendre du temps afin d’être à l’écoute de l’ensemble des participant·es.

PARTICIPANT·ES : Tra­vail col­la­bo­ra­tif effec­tué au sein du col­lec­tif com­po­sé de per­sonnes vivant avec la mala­die, des proches-aidants, des cher­cheuses et cher­cheurs neu­ros­cien­ti­fiques, des dan­seuses et dan­seurs et des circassien·nes et musicien·nes. Cette acti­vi­té pour­rait être adap­tée à d’autres groupes.

TAILLE DU GROUPE : Nous sug­gé­rons que la col­la­bo­ra­tion prin­ci­pale soit de 2 à 4 per­sonnes (petit groupe), afin qu’une réelle com­mu­ni­ca­tion puisse s’établir et que les échanges soient fructueux.

DIRECTIVES :

  1. Choi­sis­sez une œuvre (un poème ou autre texte) qui cor­res­pond à votre objec­tif final et qui repré­sente l’esprit du pro­jet, tout en réflé­chis­sant au lien musi­cal pos­sible. Dans notre cas, le poème Sur le fil écrit par Lili Saint Laurent, une femme vivant avec la MP, est deve­nu un fil conduc­teur de notre groupe, car il repré­sente un lien natu­rel entre l’expérience vécue et les arts du cirque.
  2. Pre­nez le temps d’écouter et de com­prendre l’œuvre, c’est-à-dire de vous poser les ques­tions : « qu’est-ce que ça signi­fie ? », « quels sen­ti­ments ou mes­sages clés faut-il tra­duire ? », « quels sont les élé­ments musi­caux qui cor­res­pondent le mieux au res­sen­ti ? ». Au regard de cette réflexion, la musi­cienne pro­pose une pre­mière inter­pré­ta­tion musi­cale du texte.
  3. À la suite de cette pre­mière pro­po­si­tion, pré­voyez un échange entre la musi­cienne et l’autrice du texte afin que cette der­nière puisse ver­ba­li­ser son res­sen­ti. Cela per­met­tra à l’autrice du texte d’avoir une idée du style musi­cal pro­po­sé et d’exprimer ce qui fonc­tionne ou non. Soyez ouvert·es à expé­ri­men­ter les che­mins pos­sibles, à explo­rer plu­sieurs brouillons et à mul­ti­plier les ité­ra­tions – il faut par­fois par­tir dans la mau­vaise direc­tion au début pour trou­ver un che­min ensemble ! Par exemple, vous pou­vez écou­ter la pre­mière et la deuxième pro­po­si­tions de Caro­line.
  4. Une fois que vous êtes satisfait·es du mélange réa­li­sé entre le texte et la musique, par­ta­gez les essais avec les autres artistes pour leur per­mettre de se les appro­prier. Si vous tra­vaillez en groupe, trou­vez des moyens d’incorporer les autres voix pour que l’œuvre devienne un tra­vail col­lec­tif. Dans notre cas, cela a per­mis d’incorporer toutes les voix des participant·es sur la bande-son, mais éga­le­ment d’ajuster la musique au mou­ve­ment. Dans notre pro­jet, cette der­nière étape impli­quait aus­si une mise en scène, et donc un échange avec les dan­seuses et dan­seurs et les acro­bates pour adap­ter les pro­po­si­tions musi­cales aux besoins de la cho­ré­gra­phie. Vous pou­vez écou­ter la ver­sion finale de la musique, et en vision­ner la scène cor­res­pon­dante.

Pour en savoir plus sur le pro­ces­sus de créa­tion de cette œuvre et pour entendre les pers­pec­tives de Lili et Caro­line, veuillez vision­ner notre vignette.

CITATIONS :
« Quand je l’ai écrit […] c’était dans l’idée de trans­crire phy­si­que­ment l’impermanence de ma vie avec la mala­die. Chaque geste, chaque chose que je fai­sais pre­nait une impor­tance énorme parce que je ne savais pas où je serais l’instant d’après. » – Lili Saint Laurent

« Au début j’ai fait une pre­mière pro­po­si­tion, j’ai fait une chan­son – pia­no, voix, avec cou­plets, refrain […] et j’ai envoyé la chan­son et elle m’a dit : Écoute, ta chan­son est très bien mais elle ne cor­res­pond pas du tout à ce que je res­sens, ce que je vis dans mon corps. » – Caro­line Bar­bier de Reulle

« Ce poème reve­nait tou­jours dans ma tête car il illus­trait le pro­pos. Du coup j’ai deman­dé à la fin d’une séance : Est-ce que je peux vous lire quelque chose ? Pour moi c’était plu­tôt un cadeau … Cela les a beau­coup touché·es et c’est reve­nu dans la dis­cus­sion, puis il est deve­nu un fil conduc­teur et … il est res­té. » – Lili Saint Laurent

« Qu’est-ce qui pour­rait cor­res­pondre le mieux à ce que vient de m’exprimer Lili par rap­port à son res­sen­ti ? Et là j’ai pen­sé au vio­lon, avec l’idée que ‘le fil’ ça pour­rait aus­si être la corde, et j’ai vou­lu uti­li­ser le vio­lon d’une manière un peu chao­tique, d’une manière un peu brui­tiste pour essayer de retrans­crire toutes les mul­tiples sen­sa­tions … » – Caro­line Bar­bier de Reulle

PROJET PIECE OF MIND

Piece of Mind est un pro­jet de recherche-créa­tion qui uti­lise les arts vivants pour syn­thé­ti­ser et trans­mettre des connais­sances sur la mala­die de Par­kin­son (MP) ain­si que la démence. Notre approche par­ti­ci­pa­tive asso­cie les artistes (de cirque, danse, musique et arts visuels), les cher­cheuses et cher­cheurs, les indi­vi­dus vivant avec la MP ou une démence et les proches-aidants pour cocréer des œuvres artis­tiques fon­dées sur la recherche scien­ti­fique et l’expérience vécue. Nos objec­tifs sont de :

  1. Faci­li­ter la créa­tion et l’échange de connais­sances entre les diverses com­mu­nau­tés par­ti­ci­pant au projet.
  2. Créer des spec­tacles qui peuvent sen­si­bi­li­ser un grand public, tant sur le plan intel­lec­tuel qu’émotionnel, et sus­ci­ter un dia­logue concer­nant ces maladies.

Nous nous ser­vons d’un pro­ces­sus évo­lu­tif et ité­ra­tif afin d’identifier les mes­sages clés à com­mu­ni­quer dans nos spec­tacles, et pour veiller à inté­grer de mul­tiples pers­pec­tives tout au long du par­cours. Cette démarche inclut des ate­liers « art-science », de nom­breuses dis­cus­sions, ain­si que des séances de musique et de danse pour éta­blir des rela­tions et pour appro­fon­dir nos connais­sances scien­ti­fiques et vécues d’une manière créa­tive et incar­née. Pour plus d’exemples de notre pro­ces­sus de créa­tion, veuillez consulter :

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